@ vachefolle :
Les espaces vitaux d’un pays sont les lieux qui présentent un intérêt inconditionnel pour sa survie, que ces lieux fassent ou non partie de son territoire.
Le plus grand pays du monde (17 millions de km²) est principalement constitué de grandes étendues désertiques et inhospitalières, de sorte que ses habitants sont principalement concentrés sur les territoires fertiles situés à l’ouest (78 % de la population vivent sur la partie européenne qui ne représente qu’un quart de la superficie totale), pour des raisons pratiques et historiques. Mais la question n’est pas là.
En attaquant l’Ukraine, la Russie n’avait pas pour finalité d’étendre son territoire (quand bien même des troupes y resteraient stationnées à l’avenir), mais principalement de réduire la menace de l’installation, à sa frontière sud-ouest longue de 1600 km, de son ennemie déclarée l’OTAN, à laquelle l’Ukraine devait préalablement adhérer pour pouvoir rejoindre l’UE.
Depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale, l’OTAN (et à travers elle les États-Unis qui en ont le contrôle) n’a eu de cesse de chercher à encercler la Russie en établissant au plus près de ses frontières des bases militaires pourvues de troupes et de missiles, progressant notamment au moyen de « regime changes » dans les pays de l’ancien Bloc de l’Est qui servaient de glacis protecteur à la Russie vis-à-vis des puissances occidentales.
Il était d’un intérêt vital pour la Russie que, pour le moins, l’Ukraine reste neutre, car son basculement total et définitif dans le camps américain aurait menacé tout à la fois (et entre autres choses) sa frontière, son accès à la Mer Noire et à la Mer Méditerranée et la plupart de ses pipelines qui alimentent les pays européens en gaz.
Plus accessoirement, l’opération militaire visait aussi à mettre fin aux exactions perpétrées, notamment par les factions néo-nazies, contre les populations russophones.
La guerre à laquelle nous assistons, et qui coûtera cher à la Russie et aux pays européens, n’est que l’aboutissement d’une longue opération de harcèlement perpétrée par les États-Unis et ses vassaux et destinée à acculer l’ours russe à ses frontières. Elle profitera aux industriels de l’armement et aux entreprises américaines, qui ont tout intérêt à ce qu’elle perdure maintenant qu’elle a été déclenchée... ce qui explique certainement les déclarations de Macron allant dans ce sens, et la fourniture de matériels militaires aux Ukrainiens pour continuer d’attiser le conflit.