@Jean Dugenêt
Tout votre
article repose sur un a priori erroné, à savoir que l’Ukraine dont on parle
aujourd’hui existait comme nation peu de temps avant d’avoir été confirmée par
les bolchéviques.
A priori erroné
car cette Ukraine initiale n’était pas la même que celle concoctée ensuite artificiellement et brutalement par les bolchéviques, par ajouts successifs de régions russes, polonaises, roumaines,
hongroises.
Cette
manipulation des bolchéviques, vous ne voyez pas qu’elle est à l’origine du
problème en Crimée (réglé en 2014, conformément aux droits des peuples reconnu
par l’ONU) et du problème au Donbass (en voie de règlement par la guerre par séparation,
le pouvoir de Kiev manipulé par les USA
ayant refusé la fédéralisation).
Cela dit,
Poutine est effectivement un Grand Russe, partisan d’un pouvoir central fort, que vous pouvez nommer dictature si ça vous chante (Macron ne va pas jusque là), qui
a très mal vécu la dissolution de l’URSS avec 20 millions de Russes se
retrouvant hors des frontières de la Russie. Il tente de récupérer une partie
de ces concitoyens en saisissant des opportunités (Crimée : réponse au
coup d’Etat de Maïdan) ou en réglant par la force une guerre civile à sa frontière
(Donbass).
Il a tort,
bien entendu, puisqu’il n’a aucun mandat de l’ONU, mais il se voit comme une
grande puissance nucléaire qui peut ignorer les règles onusiennes, tout comme d’autres
grandes puissances nucléaires, dont la France (Mayotte).
Cette guerre
est évidemment un pis-aller, un énorme échec pour la diplomatie russe. Elle
affaiblit la Russie et l’Europe, et renforce les USA.
Toute la
politique des USA ces trente dernières années visait ce résultat. Face à cette
stratégie américaine de division de l’Europe, France et Allemagne sont
impuissants, ils ne peuvent défendre les intérêts européens, considérés tous
deux par les USA comme des vaincus de la dernière guerre (même si la France a pu
se joindre aux vainqueurs grâce à De Gaulle, mais pour les USA, nous sommes
parmi les vaincus : voir les campagnes anti-françaises aux USA quand
Chirac s’est opposé à la guerre d’Irak, campagnes visant les grenouilles qui ne
savent pas se battre et se rendent ).
PS : Je note que pour vous, le « socialisme dans un seul pays » est synonyme de dictature, alors que « la révolution socialiste mondiale » serait beaucoup plus chouette. C’est magique.