@rosemar
Un « spécialiste », encore un !
Pardon, j’avais pas vu les guillemets.
Mais l’essentiel de l’article, c’est quand même votre
cuisine.
L’universitaire, qui une fois acquis quelques diplômes et
fait un peu de recherche, sans grand succès en général, se lance à corps perdu dans un
militantisme anti-dictateur fait un bon calcul. Ses recherches stériles ne lui
ont apporté aucune notoriété, en revanche le militantisme anti-dictateur lui ouvre
les pages du journal Le Monde. Son rêve.
On a vu ça pendant la guerre de Yougoslavie. Au moment où
Védrine (une de vos références on dirait) faisait le baise-main à Mme Albright
qui bombardait tout ce qu’elle pouvait sur la Serbie, quelques universitaires
déversaient dans les pages du Monde leur rage anti-serbe. Régis Debré, pas le
dernier des imbéciles, doté d’une belle expérience des guerres à l’international,
a eu beau les contredire en se rendant sur le terrain, il n’y avait rien à
faire, c’est lui qui s’en est pris plein la tronche de la part de tous les américanolâtres
du quartier latin.
Donc aucun crédit à cet universitaire de votre
copier/coller. Complètement anesthésié par l’empire US qui peut détruire des
villes entières en Irak sans qu’il ne se rende compte de rien, mais qui perd
ses nerfs quand c’est une cible du journal Le Monde, il pique des crises de
rage médiatique contre « le dictateur ». Et il a une chance que Le
Monde le publie, son rêve.
Tout ça n’est pas bien sérieux à propos de cette guerre. Deux thèmes sont au coeur du sujet. Le premier est la sécurité de la Russie. Comme nous n’avons strictement aucune compétence pour en parler, et que la question de la stratégie militaire et politique américaine en Europe est quasi taboue (on est sous anesthésie, sous parapluie), on parle d’autre chose, de Politovskaïa par exemple (tous mes respects à cette journaliste courageuse).
L’autre thème est politique/idéologique. Il est clair qu’un grand nombre de pays, dont la Russie, ne partage pas notre progressisme, notre multiculturalisme/immigrationnisme, notre laïcisme qui défend une sorte de religion athée qui se veut supérieure aux autres. Ces valeurs, proclamées on ne sait trop sur quelle base juridique comme valeurs de l’UE, sont rejetées par une bonne moitié de la planète. Une frontière entre ces deux mondes idéologiques passe quelque part à l’est de l’Ukraine (c’était déjà le cas sous l’Empire romain, cf. le Figaro d’hier). Mais l’empire européen, sous protection et encouragements des USA et de l’OTAN, veut conquérir de nouveaux territoires, veut aller jusqu’à la mer caspienne. Poutine lui a fixé un Stop en Ukraine : intolérable ! Cela explique la râge russophobe qui s’est emparée de l’UE.
Donc parler des défauts du régime poutinien, de cet horrible dicrtateur, est hors sujet. Le sujet, c’est le militaire, et l’idéologique. Le reste, c’est du vent, du canigou pour médias mainstream.