@Séraphin Lampion
Votre observation est évidemment intéressante, mais dénote,
néanmoins, un manque d’attention dans la lecture :
« Bien entendu, de la communauté villageoise rurale de
producteurs indépendants aux trusts monopolistes banco-centralisés, IL S’AGIT LÀ D’UNE PRÉSENTATION SCHÉMATIQUE DES PRINCIPALES FORMES DU
CAPITAL ET STADES DU CAPITALISME, ET
NON PAS D’UN RÉSUMÉ DE L’ENSEMBLE DE L’HISTOIRE ÉCONOMIQUE DE LA SOCIETE HUMAINE.
IL N’Y A ÉVIDEMMENT PAS, DANS L’HISTOIRE HUMAINE, UN
DÉVELOPPEMENT EN QUELQUE SORTE « SÉQUENCÉ » D’UNE FORME A L’AUTRE. DIFFÉRENTES
FORMES ÉCONOMIQUES ET STADES DE DÉVELOPPEMENT ONT COEXISTÉ À TOUTES LES ÉPOQUES, mais cette
schématisation peut être nécessaire pour permettre une approche de ce qui en
est l’essentiel : le lien d’évolution dialectique entre les formes du mode
de production et les formes du capital et du capitalisme. »
Et
éventuellement un manque de cohérence dans la réponse, car votre exemple :
« Les petits propriétaires terriens datent en fait du
dix-neuvième siècle (tout comme la plupart des paysages ruraux, après qu’il y
ait eu une vaste redistribution des terres et une révolution agronomique (assèchement
des marais en particulier). Cela n’empéchait pas ces ferniers qui payaient des
impôts d’avoir une comptabilité dans laquelle on distinguait capital mort
(terres et matériel) et capital vivant (bétails). »
…est typiquement le cas qui rentre dans l’analyse
volontairement schématique de l’article ! (Pas
d’ « accumulation significative du capital »)
Mais à travers le monde et les époques, et même encore
aujourd’hui, on trouvera bien d’autres cas d’économies villageoises
relativement isolées et essentiellement autarciques, fonctionnant sur le type
de relation économique primitive décrite en début d’article, et où
l’intervention du commerce « extérieur » constitue encore un
« événement » hors du vécu quotidien habituel.
Luniterre