@alinea
Ok, Alinéa, admettons qu’on bloque, mais alors toi, peut-être que tu débloques ? (désolé pour le mauvais jeu de mot, mais je ne pouvais pas passer à côté
)
C’est vrai, c’est quoi ce mouvement d’humeur où on peine à savoir ce qui exactement te dérange ?
Pourquoi, quoi qu’on en dise, ne pourrait-on parler de la condition humaine ?
Quant à la condition du vivant, pourquoi serait-ce nécessairement l’impermanence ?
T’es-tu intéressée à la notion d’Umwelt que Jakob von Uexküll a exposée notamment avec la tique qui dans son « monde autour » (umwelt) ne détecte que l’acide butyrique des glandes sébacées des mammifères, la chaleur de leur corps, la résistance mécanique des poils, peut-être celle de la peau qu’elle perce et enfin (car c’est très limité) le goût du sang qu’elle consomme ?
Cet animal perché sur un arbuste peut passer des jours, des semaines peut-être des mois à attendre qu’un mammifère, parfois humain, passe en dessous de lui pour se laisser tomber dessus.
Pendant tout ce temps, il ne se passe RIEN dans son monde qui reste absolument constant et tu dis que la condition animale c’est l’impermanence ?
Laisse ça aux bouddhistes qui tente d’aider à gérer la frustration et accepte le fait que toute l’organisation animale, de la cellule à l’espèce est orientée vers la maximisation de la stabilité et, HEUREUSEMENT, la plupart du temps, elle y réussit pas mal. Pour l’Homme, il en va exactement de même, le slogan « métro, boulot, dodo » n’a pas été fait pour les cochons.
Dans le film « Un jour sans fin » le héros explique sa situation étrange (revivre tous les jours le même jour) à ses nouveaux amis et leur réaction tellement naturelle c’est de dire « ben, pour nous c’est pareil ». Bref, attention avec l’impermanence, comme pour l’anarchie, c’est à consommer avec modération 