@Eric F
Oui, nous somme omnivores depuis longtemps mais il faut ajouter à cela que nous avons été des mangeurs de viande à la marge pendant l’essentiel de notre histoire, sur l’essentiel des surfaces terrestres conquises. Alors bien sûr , dans les régions polaires où rien ne pousse on avait adaptation locale au régime fortement carné, pendant les glaciations aussi où les seules réserves alimentaires accessibles aux humains étaient majoritairement carnées, mais sinon sur l’essentiel de notre existence en tant qu’espèce (disons 2 millions d’années) y compris donc avant l’invention de l’agriculture nous avons eu une alimentation très largement végétalisée, saisonnière, locale, et donc très variable spatialement et temporellement.
C’est attesté par l’archéologie, par notre anatomie qui est entièrement adaptée à un régime très fortement végétal (larges molaires, très long intestin, très bon équipement pour digérer l’amidon, etc...) ce qu’aucun carnivore n’a.
Il se trouve que la « civilisation » a émergé du dernier âge glaciaire où notre espèce a dû une part de sa survie à la consommation de viande, qui à l’époque avait l’avantage de nous protéger de la carence en protéines et nos compagnes de la carence en fer. Cela a laissé des traces dans la psyché collective.
En 2022, consommer de la viande pour survivre, ou pour éviter une carence en protéines ou en fer, est facilement évitable, vu l’abondance des céréales et légumineuses accessibles toute l’année.
En fait notre régime hyper carné aurait été favorable à notre espèce pendant l’essentiel de son existence, quand les alternatives étaient ni évidentes, ni omniprésentes, ni permanentes et nos effectifs très faible. En 2022, tout a changé et c’est en fait une catastrophe collective.
De même un régime végan pendant l’essentiel de l’existence de notre espèce lui aurait été probablement fatal. Aujourd’hui c’est l’horizon vers lequel nous devons probablement aller, sans en faire un religion.