Depuis la promulgation de la loi Pompidou (n°73-7) le 3
janvier 1973, la France ne peut plus emprunter à sa propre banque nationale
(article 25), comme c’est le cas pour beaucoup de pays dans le camp du bien.
Conséquences :
- enrichissement des banques privées sur le dos de
l’état via nos impôts
- transfert de la création monétaire à ces mêmes banques
privées.
Or, le processus de la création monétaire est directement lié
aux emprunts bancaires (cf le film de Paul Grignon "l’argent
dette") et, depuis cette loi, l’Union Européenne a été instituée. L’article
104 du traité de Maastricht impose la même interdiction de se financer
directement auprès des banques centrales :
Article 104 : "Il est interdit à la banque centrale
européenne et aux banques centrales des États membres, ci-après dénommées
« banques centrales nationales », d’accorder des découverts ou tout
autre type de crédits aux institutions, organes ou organismes de l’Union, aux
administrations centrales, aux autorités régionales ou locales, aux autres
autorités publiques, aux autres organismes ou entreprises publics des États
membres. L’acquisition directe, auprès d’eux, par la banque centrale européenne
ou les banques centrales nationales, des instruments de leur dette est
également interdite."
Les états signataires s’interdisent donc de se financer
directement à taux zéro auprès de leur banque centrale ou de la banque centrale
européenne (BCE). Ils sont obligés de s’adresser aux banques privées qui leur
proposent les taux qu’elles décident, allant jusqu’à 25% d’intérêts pour la
Grèce en mars 2012. Ces banques privées empruntent, elles, au taux de 0% auprès
de la BCE en 2017.
Pour la France, le montant des intérêts de la dette cumulés
et payés aux banques privées était fin 2012 d’environ 1 800 milliards d’euros,
c’est-à-dire exactement le montant de la dette de l’état français début 2013 ! L’état
français n’aurait pas été déficitaire s’il n’avait payé aucun intérêt aux banques
privées pour ses emprunts depuis 1973, mais avait continué de se financer à 0%
auprès de sa banque centrale. Cette situation profite aux banques privéeset ce
sont les contribuables qui en pâtissent, puisque ces sommes ne sont pas
affectées à des financements d’équipements ou de services publics qui eux sont
soumis au régime sec amaigrissant !