@Jean-Luc ROBERT
Et donc vous proposez de la négliger encore plus en simplifiant les
choses pour les pauvres gens qui ne connaissent pas la règle du
participe passé.
Vous m’avez mal lu. Je ne suis pas du tout opposé à ce que les pauvres gens apprennent les règles de la langue française. Je constate simplement que certaines règles sont de moins en moins respectées au quotidien, y compris par des personnes instruites qui sont certainement passées par l’enseignement supérieur. Ce qui veut dire que l’usage s’éloigne de ces règles et qu’elles tombent en désuétude, ce qui ne constitue pas forcément une dégradation. Toute langue vivante évolue et vouloir la figer est la meilleure façon de la faire mourir. Avez-vous déjà essayé de lire Montaigne dans sa version d’origine ? Pensez-vous que l’on puisse lire La Fontaine sans expliquer le sens de certains mots ?
Nous parlons des enfants, pas des pauvres gens. Normalement, dans une classe de l’enseignement laïc, obligatoire et gratuit, tous les enfants reçoivent le même enseignement, quelle que soit leur origine sociale.
Après le CM2, les enfants, adolescents et jeunes adultes auront encore plusieurs années de scolarité au cours desquelles il pourront parfaire leur connaissance du français en étudiant la littérature, l’histoire de la langue, en enrichissant leur vocabulaire et en prenant conscience des divers registres du français, en apprenant à maîtriser les temps considérés comme plus littéraires de la langue tels que le passé simple et l’imparfait du subjonctif, en étudiant les règles de concordance des temps et en s’initiant aux subtilités et aux difficultés de la règle de l’accord du participe passé placé après son complément d’objet direct.
En attendant, il serait déjà bon qu’au CM2 ils soient capables de comprendre la différence entre un adjectif possessif et un pronom demonstratif, ce qui leur permettra de ne pas confondre sa et ça, ses et ces sur leur copie du bac.