@Legestr glaz
La pollution de l’air ambiant est l’une des principales causes de maladies non transmissibles dans le monde.
On sait maintenant que la plus grande proportion de décès et de morbidité dus à la pollution de l’air est due aux troubles cardiovasculaires.
Plusieurs polluants atmosphériques particulaires et gazeux peuvent déclencher des événements aigus (par exemple, infarctus du myocarde, accident vasculaire cérébral, insuffisance cardiaque).
Alors que les mécanismes par lesquels les polluants atmosphériques provoquent des événements cardiovasculaires sont en constante amélioration, les preuves prépondérantes soutiennent les effets rapides d’une diversité de polluants, y compris tous les polluants particulaires (par exemple, les particules fines et ultrafines) et les polluants gazeux tels que l’ozone, sur la fonction vasculaire.
En effet, les altérations de la fonction endothéliale semblent être d’une importance cruciale dans la transduction des signaux et éventuellement dans la promotion de troubles cardiovasculaires tels que l’hypertension, le diabète et l’athérosclérose.
Ici, nous fournissons un aperçu actualisé de l’impact des polluants particulaires et gazeux sur la fonction endothéliale à partir d’études humaines et animales. Les preuves de voies mécanistes causales provenant d’études animales et humaines qui soutiennent diverses voies générales hypothétiques et leur impact individuel et collectif sur la fonction vasculaire sont mises en évidence. Nous discutons également des lacunes actuelles dans les connaissances et les preuves issues d’essais évaluant l’impact des stratégies au niveau personnel pour réduire l’exposition aux particules fines (PM2,5) et l’impact sur la fonction vasculaire, étant donné le manque actuel de preuves randomisées définitives utilisant des critères d’évaluation stricts.
Nous concluons par une exhortation à l’inclusion formelle de la pollution de l’air en tant que facteur de risque majeur dans les directives sociétales et par la fourniture de recommandations formelles pour prévenir les effets cardiovasculaires indésirables attribuables à la pollution de l’air.
Etude octobre 2018.
https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/30124840/