@Joséphine
’’ le but est d’entrer en guerre frontale contre la Russie en se servant de l’Ukraine , puis de tous les états fantoches de la région’’
Non, les USA cherchaient à
’’endiguer’’ (containment) la puissance russe, c’est à dire en fait à la réduire, non pas par un conflit frontal, mais en la supplantant dans son ancienne zone d’influence.
L’Ukraine était l’un des derniers maillons, les autres pays de l’ex zone soviétique qui avaient gardé une rancœur envers le Kremlin étaient venus d’eux-même sans trop avoir à les y pousser.
Le cas de l’Ukraine, état composite, était plus complexe, il y avait déjà eu la révolution orange, dont le gouvernement aussi inefficace et corrompu que les précédents avait été viré à l’élection suivante. Mais le gouvernement pro-russe qui a suivi ayant les mêmes défauts, le mouvement protestataire a été instrumentalisé pour remettre en place un gouvernement pro-occidental, mais l’ultra nationalisme y avait pris une place importante conduisant à un clash interne entre l’Ouest et le sud-Est du pays, et avec la Russie qui a sauté sur l’occasion pour reprendre la Crimée stratégiquement indispensable à sa flotte. etc...
A cette étape, c’était plutôt un foirage atlantiste qui avait sous estimé la détermination russe, et ça s’est accentué ensuite. Mais je suis en désaccord avec ceux qui considèrent que ça justifie l’attaque militaire russe sur l’Ukraine, une solution ’’à la georgienne’’ aurait été plus adaptée et moins destructrice, le bilan est certainement de plus de cent mille morts et probablement le double, des millions de réfugiés, et des ruines durables. Celui qui tire le premier feu sur le pays voisin est considéré par l’histoire comme l’agresseur.
Je suis d’accord cependant avec vous que, sur ce dossier, Trump avait été plus judicieux, considérant qu’il fallait éviter de s’épuiser dans des tensions en Europe, pour reporter l’attention sur l’Asie Pacifique.