@SilentArrow
Joseph Ratzinger fut certes un intellectuel très brillant, et c’est parfois le défaut de cette espèce d’asticot trop cérébré, un manipulateur hors pair, car invoquer un dialogue entre l’empereur byzantin Manuel II Paléologue (1350-1422) - en rien Commandeur des Croyants - et un savant persan, pas plus commandeur de quiconque, et s’en servir pour dénigrer 14 siècles d’Islam, occultés en grande partie pendant 10 siècles par le Vatican, on devine aisément la vacuité du propos pas même digne d’une cour de récré !
Ce Discours de Ratisbonne ne visait donc qu’à rétropédaler les engagements fraternels et œcuméniques de son prédécesseur qui se rendit à Damas, au Liban...
Benoît XVI, au travers de ce Discours aux propos violents à l’encontre de l’Islam, s’est illustré comme un islamophobe savant.
Paragraphe 2 -
« Dans le septième entretien (dialexis — controverse) édité par
le professeur Khoury, l’empereur aborde le thème du djihad, de la guerre
sainte. Assurément l’empereur savait que dans la sourate 2, 256 on peut
lire : « Nulle contrainte en religion ! ». C’est l’une des sourates de
la période initiale, disent les spécialistes, lorsque Mahomet lui-même
n’avait encore aucun pouvoir et était menacé. Mais naturellement
l’empereur connaissait aussi les dispositions, développées par la suite
et fixées dans le Coran, à propos de la guerre sainte. Sans s’arrêter
sur les détails, tels que la différence de traitement entre ceux qui
possèdent le « Livre » et les « incrédules », l’empereur, avec une
rudesse assez surprenante qui nous étonne, s’adresse à son interlocuteur
simplement avec la question centrale sur la relation entre religion et
violence en général, en disant : « Montre-moi donc ce que Mahomet a
apporté de nouveau, et tu y trouveras seulement des choses mauvaises et
inhumaines, comme son mandat de diffuser par l’épée la foi qu’il
prêchait ». L’empereur, après s’être prononcé de manière si peu amène,
explique ensuite minutieusement les raisons pour lesquelles la diffusion
de la foi à travers la violence est une chose déraisonnable. La
violence est en opposition avec la nature de Dieu et la nature de l’âme.
« Dieu n’apprécie pas le sang — dit-il —, ne pas agir selon la raison, sun logô, est contraire à la nature de Dieu.
La foi est le fruit de l’âme, non du corps. Celui, par conséquent, qui
veut conduire quelqu’un à la foi a besoin de la capacité de bien parler
et de raisonner correctement, et non de la violence et de la menace…
Pour convaincre une âme raisonnable, il n’est pas besoin de disposer ni
de son bras, ni d’instrument pour frapper ni de quelque autre moyen que
ce soit avec lequel on pourrait menacer une personne de mort… »
https://fr.wikipedia.org/wiki/Discours_de_Ratisbonne