@Cicéron Poincaré
Stalinien,
comme vous y allez ! En général on inventorie toutes les
pistes de solutions avant éventuellement de s’attarder sur celles
qui sont les moins évoquées.
Ici,
vous avez choisi de développer presque exclusivement une solution
qualifiée d’équilibre qui rejoint celle prônée par Terra Nova
(qui naguère préconisa l’abandon des classes populaires pour
conquérir le pouvoir), soit un jeu à somme nulle
(déshabiller Pierre pour habiller Paul) : on ne va pas demander à
des énarques de sortir du cadre, la déshérence de nombreux
secteurs publics comme
le décrochage de l’économie française sont là pour en
témoigner.
J’ai
effectivement une méfiance viscérale envers les indices composites
qui ont été établis en pondérant certaines de leurs composantes,
et plus encore envers la manière dont ils sont
instrumentalisés.
Rappelez-vous, en 2017, pour justifier
l’augmentation de la csg sur les pensions de retraite, on a déjà
invoqué sentencieusement ce différentiel de niveau de vie entre
retraités et actifs : est-ce que ce prélèvement déjà présenté à
l’époque comme une mesure de « justice sociale » a
servi à augmenter celui des actifs, que nenni !
Quelques
chiffres à mettre en vis à vis : selon la Dress, la pension de
retraite nette moyenne s’établissait à 1.393 euros en 2019 pour
un salaire net moyen des actifs de 2.424 euros (selon l’Insee),
soit un rapport de 57 %. Le seuil de pauvreté s’établissait
à 1.026 euros alors que les Français estimaient qu’une personne
seule devait disposer d’un revenu minimum de 1.760 euros pour vivre
(https://www.lefigaro.fr/conjoncture/les-francais-estiment-qu-il-faut-1760-euros-par-mois-pour-vivre-20190906).
Avant
d’acquiescer implicitement aux préconisations du MEDEF -qui
entend comme Elisabeth Borne maintenir les salaires (et les cotisations) au plus bas- comme
les rats de laboratoire affolés de « Mon oncle d’Amérique »,
il me semble salubre d’essayer de s’extraire des schémas
préconçus et de songer à refonder et à innover plutôt qu’à
rafistoler.