La confusion entre racisme anti-arabe et islamophobie reste fréquente ; il est clair que, même si l’un peut s’arc-bouter sur l’autre ou constituer le dérivatif de l’autre, il s’agit de 2 notions fort différentes : tout arabe n’est pas musulman (il y en a des chrétiens, des agnostiques, des athées...) et tout musulman n’est pas arabe (il y en a des perses, des indonésiens...).
Mais surtout, l’islamophobie est la critique de l’Islam , et à ce titre, est tout à fait respectable. Cette critique ne peut se reposer sur telle ou telle action (positive ou négative) de tel ou tel ou tel musulman ou groupe de musulmans, mais sur les textes qui en constituent la doctrine.
Et là, surprise, on assiste au paradoxe que la plus récente des grandes religions du monde est aussi en même temps la plus archaïque et la plus éloignée de la modernité (la biographie de Mahomet, l’homme proposé en modèle, est absolument terrifiante)
A un tel point d’ailleurs qu’attendre une éventuelle réforme (dans le sens adaptation à la modernité) de l’Islam est purement illusoire. L’Islam a été construit pour servir de machine de guerre ; on ne peut l’instrumentaliser, c’est lui qui instrumentalise.
L’islam, contrairement à d’autres religions, comporte dans ces fondements même un programme politique, et devrait donc pouvoir, à ce titre, être discuté sans tabou aucun dans l’espace politique.
Comme certains l’on déjà remarqué, la laïcité, notion malheureusment assez floue et ambiguë, constitue paradoxalement une entrave dans cette démarche de clarification, l’étiquette religieuse de l’Islam posant une sorte d’interdit qui n’a pas lieu d’être