Mohamed Arkoun, professeur émérite d’histoire de la pensée islamique à
la Sorbonne (Paris-III), exprime très bien ce rendez-vous manqué entre la France et l’Algérie...
http://www.youtube.com/watch?v=Z8duBgzBdfw (vidéo pas longue 9:26)
Extraits
« Cette scolarisation obligatoire, gratuite et
laïque, ne s’est absolument pas appliquée sur tout le territoire
algérien, lorsque, La France, 1880, la France est chez elle ... c’est la
souveraineté française. Ce qui va nous conduire à ce que j’appelle une
tragédie ... politiquement programmée en Algérie.
Une tragédie politiquement programmée,
parce que le programme est à notre disposition. Le concept était là, et
même la pratique était là. Que ne l’applique-t-on ? ... en Algérie,
tout le monde aurait été heureux, ... et on élève tout un pays, et quel
pays ! avec le Maroc et la Tunisie à côté.
Quelle est cette cécité
politique, qui fait que, on laisse tomber les indigènes, et on crée un
statut juridique de l’indigénat alors que nous avons en métropole une si
belle loi, de modernisation et d’émancipation de l’esprit humain. De
l’émancipation de l’esprit humain par l’école.
Cela ne peut
pas être ... minimisé intellectuellement, ... parce que c’est une
faute ! ... de la responsabilité intellectuelle de ce que j’appelle la
raison des lumières. Et je peux vous citer beaucoup d’autres omissions
de la sorte, ... »
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Il ne suffit pas de construire des routes, des ponts, des lignes de chemin de fer... de faire des essais nucléaires...