L’an dernier, l’’impôt sur le
revenua rapporté 77,6 milliards d’euros.
ça peut sembler considérable mais
dans les faits, ça représente moins de 10% des prélèvements
obligatoires (1.038 milliards d’euros).
La CSG et autres prélèvements
sociaux, dont le taux maximum est pourtant bien moins élevé (17,2%
pour les revenus du capital) a rapporté 107 milliards d’euros.
Cette différence de rendement s’explique par un champ
d’application bien plus élevé (la plupart des exonérations
visant l’impôt sur le revenu ne concernent pas les prélèvements
sociaux) et l’application d’un taux proportionnel qui permet de
toucher indifféremment la masse imposable (les effets de la
progressivité et du quotient familial rendent non imposables à l’IR
près de 50% des foyers fiscaux).
La TVA a rapporté 160 milliards
d’euros, ce qui en fait l’impôt le plus rentable pour le
Trésor public. Et pourtant, elle est presque indolore pour le
consommateur anesthésié.
Les contributions « comportementales »
, visant certains produits particuliers (alcool, tabac, carburants…)
ont aussi un rendement très important.
La taxe intérieure sur la consommation
des produits énergétiques a rapporté, par exemple, 17,2 milliards
d’euros et les taxes sur le tabac, près de 12 milliards d’euros.
Les recettes fiscales au profit des
collectivités territoriales (taxe foncière, taxe d’habitation,
CFE CVAE, droits d’enregistrement…), dont le montant ne cesse
d’augmenter depuis quelques années, ont rapporté 111,96
milliards.
Le montant de l’IS est de 66,097
milliards d’euros.
Par contre, on peut constater le
rendement dérisoire de l’ISF (remplacé par l’IFI) en 2017, soit 5
milliards ( 1 milliard pour l’IFI).
D’autre part, le montant des charges
sociales est de 385 milliards d’euros, soit près de 40% des
prélèvements obligatoires.
De toute façon, nos impôts, directs
et indirects, servent avant tout à payer les intérêts de la dette
contractée auprès de banques privées. C’est seulement avec le
reste que vous pouvez espérer avoir des retombées de vos
« contributions ».