@rogal
’’Dans nos démocraties représentatives, l’action du pouvoir législatif est
décisive. Celle du Gouvernement est contrainte par celle du Parlement.
Or il s’observe, en mainte occasion, une soumission du Législatif à
l’Exécutif’’
Dans la plupart de nos pays, le pouvoir exécutif est attribué au parti ou la coalition majoritaire au parlement, l’exécutif relève alors du législatif, et en tout cas il y a accord entre eux sur la ligne politique. En France c’est différent en apparence, mais les 3 cohabitations ont montré que s’il y a une majorité parlementaire contraire à la majorité présidentielle, la majorité parlementaire l’emporte.
Le problème réside donc dans la composition des majorités dans nos pays. On observe qu’il y a un vaste ’’arc eurolibéral et atlantiste’’ allant des écologistes à la droite conservatrice, en passant par la gauche modérée et les centres. Une majorité de coalition sera centre-gauche ou centre-droite.
Plus rarement on trouve une majorité de coalition incluant une partie de la gauche radicale ou de la droite souverainiste, mais malgré les apparences ce sera le pôle eurolibéral qui y pèsera le plus, du fait de l’imbrication des économies de nos pays. Même hors de l’UE, du reste, on voit que le Brexit n’a pas changé la politique économique ou sociale du Royaume Uni, ni la politique étrangère, ni sécuritaire, ni la technocratie.
Alors il parait illusoire de penser que puisse surgir une majorité exclusivement gauche radicale, ou exclusivement souverainiste, et moins encore une combinaison des inconciliables. Donc sur certains sujets, pour promouvoir des mesures qui sortent de la ligne dominante, le RIC parait en effet la seule voie (j’étais à l’origine sceptique sur sa portée, mais cela parait au moins un couteau suisse du processus démocratique).