Suite :
La
vision de Bhadrakumar est un modèle d’argumentation et
d’opérationnalité du “Sud Global”, avec la Russie de Poutine
comme inspiratrice autant que combattante d’avant-garde contre le
système de l’américanisme. Ce que M.K. supporte de moins en
moins, on le comprend bien, c’est l’espèce non pas
d’abêtissement, mais véritablement de “zombification” de
l’Occident-séropositif considéré comme une monstruosité
collective atteinte d’une irrémédiable dégénérescence
intellectuelle et spirituelle. L’esprit contre lequel M.K.
Bhadrakumar s’élève est celui du mensonge à tout prix et sans
prix, engendré mécaniquement, comme l’on fait de matières
fécales, sans s’occuper le moins du monde ni de logique, ni de
cohérence, ni d’humanité de l’âme ; rien qu’une petite
mécanique bien huilée qui démarre au coup de sifflet.
En
veut-on exemple pour, si c’est nécessaire, relever d’un peu plus
de sel encore le récit de MK. Bhadrakumar ? On le trouve dans
ce titre et ce sous-titre du
‘Monde’,
– inutile d’aller au-delà, le temps est trop précieux... L’on
ne peut qu’y lire une appréciation définitivement critique, une
condamnation sans retour de Poutine, – ce monstre sanglant qui
ne tue pas, qui “évite les bains de sang” !, – , parce
qu’il a évité un bain de sang face à la “rébellion de
Wagner” ! (C’est beaucoup dire pour un Prigojine ayant
rassemblé à peu près 10% de l’effectif.) Titre et sous-titre où
l’on ne peut que percevoir une quasi-capitulation de Poutine par
“affaiblissement de son autorité” dans le fait d’avoir obtenu
la quasi-capitulation de Prigojine... Mais l’on s’arrête là
devant l’épuisement de devoir poursuivre la description de cette
infamie de leur simulacre qui pèse le poids d’un char ‘Leopard-2’
(ou ‘Abrams’)
détruit par un sapeur russe qui passait par là...
« Rébellion
de Wagner : Vladimir Poutine évite le bain de sang au prix d’un
affaiblissement de son autorité
» Le
président russe a dû composer avec Evgueni Prigojine, pourtant
qualifié de “traître”, dans une Russie qu’il a présentée
comme au bord de la “guerre civile”. »
On
a donc compris que M.K. Bhadrakumar, le diplomate posé, mesuré,
prudent, a été transformé en ‘M.K.’ l’enquêteur
impitoyable par l’infamie de l’époque, armé d’une loupe et
d’une plume assassine, et ne ménageant aucun jugement abrupt et
méprisant. Cela nous donne un récit plein de feu et certainement
nourri d’informations et de sources de très bon niveau, dominé
par la conviction de l’auteur que les services anglo-saxons, qui
croyaient tenir le bon bout pour faire tomber Poutine, ont été
pistés, doublés et crucifiés par un FSB russe organisant dans
l’ombre la chute de Prigojine.
Le
texte original de M.K. Bhadrakumar, – sous le titre « FSB
spooked the CIA on Prigozhin coup »,
se trouve sur son site ‘Punchline’,
le 26
juin 2023.
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