Un
bon repère politique.
Personne
n’ignore la dimension démographique qui n’est pas dissociable de l’organisation
géopolitique du monde.
Le
coup de Dumont qui avait au centre de ses préoccupations la démographie non
comme un prétexte de rhétorique politicienne mais comme agronome puisque c’était
son métier (Agronome de la faim1974, Seule
une écologie socialiste... 1977 ) et qui la mettait justement à cette échelle,
pour en faire un argument contre la NUPES.
La ficelle
est grosse. On fait ce que l’on peut vous me dirait. Une photo en clin d’œil de
Sandrine Rousseau dont tout le monde connaît les caricatures, les citations
tronquées et décontextualisées et au fond rien ou très peu de ses réflexions. C’est
pas mal aussi. À ce jeu, qui sont les véritables couillonés sinon nous. D’autres
finesses anti-Nupes viendront dont des moins subtiles.Il faut s’y attendre et
s’y préparer.
Le
problème de la démographie ne peut se décliner et se comprendre qu’au niveau
mondial et sa maîtrise souhaitée est entravée par la contradiction d’un
développement qui au niveau mondial est pensé essentiellement par la domination de quelques-uns
sur le plus grand nombre au prix d’inégalités et d’aberrations structurellement entretenues et d’un gaspillage
énorme de ressources (ressources de la planète, ressources des savoirs et
capacités humaines détournées ou non utilisées ou développées) et de vies
humaines. Autant dire que le problème ne sera pas résolu demain. C’est une
bonne raison pour chacun d’y réfléchir et d’apporter à son niveau sa contribution fut-ce une
goutte d’eau. Pas de vagues sans goutte d’eau.
Par
ailleurs, c’est amusant de constater que critiquer la NUPES est un sport
partagé ici. Comme sa règle cardinale partagée elle-aussi. Celle du croche-pied
en coin de qui jamais n’a de contre-propositions un peu élaborées à apporter. A
mon avis, c’est un bon repère politique si on pense que notre pays a besoin de
responsabilité, de cohérence, d’engagement et de démocratie.