@rhea 1481971
Le problème est vrai avec tous les réels. Toutefois les machines comme les hommes peuvent réaliser des calculs symboliques évitant ainsi les cumuls d’erreur des calculs intermédiaires selon d(x+y) = dx+dy et surtout d(xy) = xdy+ydx. A l’arrivée l’approximation retenue dépend de l’environnement et c’est vrai aussi pour l’homme.
L’avantage de l’homme consiste en sa vision directe de pi en compréhension par exemple le rapport symbolique circonférence/diamètre ou encore en terme de secteur angulaire et bien d’autres. Pour la machine c’est un nombre, un intermédiaire sans autre correspondance que numérique, et même si on lui apprend les équivalences contextuelles elle ne le « verra » jamais mais pourra les ânonner. Pas de qualia pas d’intuition du monde. Pas de souffrance pas de limite raisonnable, et même si on lui fixe des contraintes elle ne saura pas les faire évoluer selon des variations imprévues de l’environnement ou de son état interne, faute de les ressentir. Et pourtant l’intelligence qu’elle soit directe ou évolutive repose sur l’adaptation à la souffrance fixant le désir, les objectifs et la planification.plus calculatoire.
Une autre image imaginons l’homme sans souffrance et donc sans peur, sans désir, il serait démuni de toute notion d’identité, d’égo et de frontière entre lui et le monde, il perdrait ainsi sa conscience individuelle et sa conscience du monde. Plus aucun calcul ne serait nécessaire. Le moteur de l’initiative du calcul c’est la souffrance potentielle et son éradication, cela est l’intelligence, le calcul est l’un des outils de réponse.