@GaliB
Il y a des exceptions à La présomption
d’innocence pour certaines infractions. Ces exceptions sont
légales, la charge de la preuve de la non-culpabilité repose alors
sur le prévenu.
Exemples :
- Une personne qui ne peut justifier de
ressources correspondant à son train de vie et qui vit avec une
personne se livrant habituellement à la prostitution est considérée
comme proxénète (art. 225-6 du code pénal).
- La carte de séjour temporaire peut
être retirée à un étranger passible de certaines poursuites
pénales, donc sans qu’aucune condamnation ne soit prise à son
égard, et sans contrôle du juge.
- En matière douanière, les objets et
marchandises prohibés ou fortement taxés en France sont réputés
introduits en fraude s’ils sont découverts dans le rayon douanier
sans titre de circulation valable.
- L’article 357-2 alinéa 2 du code
pénal présume l’élément moral d’une infraction : le défaut de
paiement est présumé volontaire sauf preuve contraire.
— C’est le titulaire du certificat
d’immatriculation du véhicule qui est redevable de l’amende
encourue pour excès de vitesse, sauf s’il prouve l’existence d’un
vol ou tout autre événement de force majeure (article L121-3 du
code de la route).
Le Conseil Constitutionnel a validé
ces présomptions de culpabilité, dans la mesure où elles
restaient exceptionnelles et n’étaient pas irréfragables.
Le flagrant délit d’un ministre par
abus de pouvoir est-il exceptionnel ? Irréfragable ?