@Joséphine
Merci de mettre les pieds dans le plat !
Oui, bien sûr, comme la clé de la confiance, c’est la proximité, la similitude, la question de l’immigration se pose là, dans toute son ampleur.
Surtout que l’idée d’assimilation a perdu quasiment toute actualité même si on voit ici et là de magnifiques réussites sous ce rapport. Je veux dire que parfois des personnes d’origine étrangère s’expriment avec une maîtrise de la langue et avec des convictions nationalistes qui font honneur à la France et doivent aussi dégoûter tous ceux qui pensent de manière tribale, et ils sont légions.
Si on poursuit sur cette ligne de pensée on en vient à cette question épouvantablement compliquée de l’identité et du faire nation.
On touche ici à la question de la confiance dans son extension maximale, cad nationale (quoi qu’on pourrait étendre la confiance à tout le genre humain mais, il ne faut pas se raconter d’histoire, ce serait quand même mal le connaître
).
Qu’est-ce qui fait qu’on accepte de se solidariser et de faire nation avec un large, voire un immense ensemble de personnes ? C’est qu’on suppose être d’accord (donc semblables) sur un ensemble de points fondamentaux.
Mais, pour faire un recoupement avec le questionnement de Charclot, que fait-on de ceux qui ont une double nationalité, une double allégeance, et donc des intérêts qui pourraient être contradictoires avec ceux de la nation ?
De la même manière que la République n’accepte pas la bigamie, elle ne devrait pas, selon moi, tolérer la double nationalité (voire plus si affinités).