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Commentaire de Tolzan

sur Remue-méninges sur la haine


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Tolzan Tolzan 11 août 2023 20:22

Voici la définition de l’incitation à la haine trouvée sur Internet :

"L’incitation à la haine est le fait, par des discours, des écrits ou par tout autre moyen, de pousser des tiers à manifester de la haine, de la violence ou de la discrimination à l’encontre de certaines personnes, en raison de leur religion, de leur origine nationale, ethnique ou de leur orientation sexuelle."

Bien évidemment la question suivante se pose immédiatement :

-> Quand critiquer "certaines personnes, en raison de leur religion, de leur origine nationale, ethnique ou de leur orientation sexuelle" relève-t-il du droit d’expression ? Rappelons tout de même les articles suivants de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 :

Article 10 : nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la loi.-

Article 11 : La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’homme ; tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi.

Bien sûr, la DDH n’est pas la constitution, mais elle précise clairement quelle était la conception (disons idéalisée) des révolutionnaires en matière de libertés fondamentales, spécialement concernant la liberté d’expression.

-> Quand critiquer "certaines personnes, en raison de leur religion, de leur origine nationale, ethnique ou de leur orientation sexuelle" devient-il un délit, une incitation à la haine ? Personnellement, je considère que la haine a été instrumentalisée par les pouvoirs exécutif et législatif via les lois Pleven du 1er juillet 1972 et surtout celle du 13 juillet 1990 pour bloquer tout réel débat sur des sujets sociétaux gravissimes qui minent la société française depuis une quarantaine d’années et sur lesquels le peuple n’a jamais été consulté par référendum. Ces deux lois sont extrêmement dangereuses 1) parce que le délit n’est pas factuel et observé, mais repose la criminalisation d’un ressenti (la haine) ou sur sa diffusion, et 2) parce que leur formulation est la porte ouverte à la remise en cause de nos libertés fondamentales si un pouvoir autocrate s’installait dans le pays.


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