Voici la définition de l’incitation à la haine trouvée sur Internet :
"L’incitation à la haine est le fait, par des discours, des écrits ou
par tout autre moyen, de pousser des tiers à manifester de la haine, de la
violence ou de la discrimination à l’encontre de certaines personnes, en raison
de leur religion, de leur origine nationale, ethnique ou de leur orientation
sexuelle."
Bien évidemment la question suivante se pose immédiatement :
-> Quand critiquer "certaines personnes, en raison de leur
religion, de leur origine nationale, ethnique ou de leur orientation sexuelle"
relève-t-il du droit d’expression ? Rappelons tout de même les articles suivants de la Déclaration des droits de l’homme et
du citoyen de 1789 :
Article 10 : nul ne
doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur
manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la loi.-
Article 11 : La
libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus
précieux de l’homme ; tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer
librement, sauf à répondre de l’abus de cette liberté dans les cas déterminés
par la loi.
Bien sûr, la DDH n’est pas la constitution, mais elle précise
clairement quelle était la conception (disons idéalisée) des révolutionnaires en
matière de libertés fondamentales, spécialement concernant la liberté d’expression.
-> Quand critiquer "certaines personnes, en raison de leur
religion, de leur origine nationale, ethnique ou de leur orientation sexuelle"
devient-il un délit, une incitation à la haine ? Personnellement, je considère que la haine a été instrumentalisée par
les pouvoirs exécutif et législatif via les lois Pleven du 1er juillet
1972 et surtout celle du 13 juillet 1990 pour bloquer tout réel débat sur des
sujets sociétaux gravissimes qui minent la société française depuis une
quarantaine d’années et sur lesquels le peuple n’a jamais été consulté par
référendum. Ces deux lois sont extrêmement dangereuses 1) parce que le délit
n’est pas factuel et observé, mais repose la criminalisation d’un ressenti (la
haine) ou sur sa diffusion, et 2) parce que leur formulation est la porte ouverte
à la remise en cause de nos libertés fondamentales si un pouvoir autocrate s’installait
dans le pays.