Mc Gregor oublie de mentionner que si l’Ukraine a une place naturelle à terme dans l’U.E. et l’OTAN, ce n’est pas en raison de sa plus grande proximité avec l’état « de droit » ou la « démocratie » (elle est quasi à parité avec la Russie) mais elle a surtout une bonne tête de vassal en puissance et est accolée à la Russie, ce qui permettrait aux USA d’y disposer asymétriquement des missiles de proximité, potentiellement de première frappe, ce qu’ils ne toléreraient jamais au Mexique, à Cuba ou au Vénézuela par ex.
La Russie ne pouvait devenir membre de l’U.E., où elle aurait fait de l’ombre à l’Allemagne et été un pôle central, pas plus qu’elle ne pouvait s’associer à l’OTAN (encore moins en devenir membre, pour des raisons évidentes).
On a donc fermé la porte à la Russie pour des motifs largement spécieux, quand on déroulait le tapis rouge pour l’Ukraine et qu’on choisissait l’affrontement après l’insulte et la mise à l’écart de la Russie.
L’histoire future (s’il y en a une bien sûr) relèvera qu’on a eu la sagesse de gérer intelligemment le cas allemand après la défaite de 1945, alors qu’au moment où la Russie renonçait à l’URSS et ouvrait les bras au capitalisme, on leur a fait très chèrement payer leur passé communiste.
Il restait à choisir la guerre en europe centrale en lieu et place de la neutralité de l’Ukraine, comme zone tampon avec un pays qui ne demandait qu’à faire partie du club.
On sait ce que valent nos dirigeants, et la vraie question est de savoir en quelle année ils vont nous cramer dans un holocauste nucléaire dont ils se laveront les mains. 400 000 morts et personne pour dire, bien entendu, que c’est de très loin préférable au Donbass dans les frontières ukrainiennes avec un peu d’autonomie et surtout une Ukraine neutre.
Je gage que si un jour un voisin me casse la gueule, j’y serai probablement un peu pour quelque chose. Mais là, non, c’est Poutine et rien d’autre.