@Luc-Laurent Salvador
Pommier est un pauvre petit prof de français sorbonnard qui a pris ombrage de la renommée de l’académicien René Girard car il ne peut pas ne pas se comparer à lui et faire l’économie d’une cruelle évaluation.
Oh que c’est minable...
C’est un inconnu, Girard est un géant de la stature de Freud et Darwin.
Le gros problème est qu’on a fait de Freud un géant alors qu’il ne le méritait pas et bon nombre de scientifiques maintenant le rejette..
Donc la célébrité, le culte rendu, ce n’est pas un argument. Si, c’est un argument d’autorité. On peut ranger dans ces escrocs Lacan, Reich et bien d’autres...
Quoi qu’il en soit, je vous mets au défi de citer ici une seule critique que Pommier adresse à Girard et que je ne pourrais pas démonter sous vos yeux en un instant.
Pfff sa théorie du désir obligatoirement mimétique c’est du freudisme pur et dur, de l’affabulation...
Je cite Pommier :
Le livre de René Girard Mensonge romantique et vérité romanesque [1] est souvent célébré comme un « grand livre [2] » et pas seulement par les tenants du structuralisme et de la nouvelle critique. Et, certes, René Girard n’est pas Roland Barthes. À la différence de celui-ci, il a une réelle culture et certaines de ses remarques ne laissent pas d’être pertinentes, même si elles ne nous apprennent rien : ce qu’il nous dit sur Emma Bovary ou madame Verdurin est, dans l’ensemble, exact, mais Flaubert et Proust l’avaient dit avant lui. Quoi qu’il en soit, on peut lui savoir gré de bien vouloir admettre à l’occasion qu’un auteur a bien dit ce qu’il a voulu dire et c’est sans doute ce qui l’a empêché d’acquérir une notoriété aussi grande que celle de Roland Barthes. Mais, pour l’essentiel, sa démarche, qui fait sans cesse appel aux généralisations abusives, aux interprétation tendancieuses, aux rapprochements arbitraires, aux analyses approximatives et qui ignore superbement tout ce qui va le plus manifestement à l’encontre de ce qu’il veut prouver, rappelle tout à fait celle du structuralisme et de la nouvelle critique. Rien d’étonnant, par conséquent si ses thèses sont elles aussi fort peu convaincantes.
René Girard vise la même clientèle que Roland Barthes : les jobards. Comme lui, il a compris que, pour les ébahir, il ne fallait pas craindre de prendre le contre-pied du sens commun et d’aller résolument à l’encontre de l’expérience universelle. C’est ce qu’il fait en soutenant, c’est la thèse centrale de son livre, que nous ne désirons jamais que des objets déjà désirés par un autre et que nous ne les désirons que parce qu’il les désire. Selon lui, nos désirs ne sont jamais spontanés : ils nous sont toujours dictés ou suggérés par un tiers qu’il appelle le « médiateur ». Le désir ne va jamais directement du sujet à l’objet ; passant toujours par un médiateur, il n’est jamais linéaire, mais toujours « triangulaire ». Croire à l’autonomie du désir est une illusion « romantique ». De telles affirmations devraient faire sauter au plafond n’importe quel lecteur a un peu de bon sens et de psychologie. Mais, à l’instar de Roland Barthes et de tant d’intellectuels de notre temps, René Girard affiche le plus parfait mépris pour le bon sens et la psychologie qui ne peuvent fournir, selon lui, que des « explications dérisoires [3] ». Pourtant le simple bon sens nous dit tout de suite que, si le désir était toujours second, si nous ne pouvions jamais désirer qu’on objet déjà désiré par un autre, personne n’aurait jamais encore éprouvé le moindre désir. Car il faut bien que quelqu’un commence, il faut bien que quelqu’un donne l’exemple, il faut bien que l’objet que nous désirons parce qu’un autre l’a désiré avant nous, lequel ne l’avait lui-même désiré que pour la même raison, il faut bien que cet objet ait d’abord été désiré de façon spontanée. Tous les maillons d’une chaîne sont reliés à celui qui les précède, sauf le premier. Mais ce n’est pas seulement la logique qui condamne sans appel la théorie de René Girard, ce sont aussi les faits. À ne s’en tenir qu’à leur expérience personnelle, la plupart des individus, pour ne pas dire la quasi totalité d’entre eux, auront beaucoup de mal, et souvent n’y parviendront pas, à trouver des objets qu’ils n’ont désirés que parce qu’un autre les avait été déjà désirés. Ils n’auront, en revanche, que l’embarras du choix, tant ils leur paraîtront innombrables, pour trouver des objets qu’ils ont désirés de manière tout à fait spontanée. Qu’importe ? René Girard écrit pour les jobards et il sait que plus c’est difficile à avaler et plus ils se régalent.
J’ai souligné en gras les phrases les plus significatives..
Pour ceux qui veulent la suite c’est sur le site de Pommier : http://rene.pommier.free.fr/Girard.htm
C’est du même genre que les délires freudiens... où les choses ne semblent pas être ce qu’on croit qu’elles sont et où on en profite pour raconter n’importe quoi... leur faire dire ce qu’on a envie de leur faire dire.. Avec Girard c’est pareil.
La Mélu ici présente est une spécialiste de ce genre de délire.
14/09 16:36 - Jean Keim
@Gollum Rien qu’un moment de distraction, sans aucune arrière pensée. Mon commentaire (...)
14/09 09:07 - Gollum
@Jean Keim Je ne sais pas trop où vous voulez en venir mais comme je connais vos obsessions (...)
14/09 07:27 - Jean Keim
@Gollum Je peux me tromper mais... Vous avez écrit : << En ce qui me concerne je peux (...)
13/09 17:27 - Luc-Laurent Salvador
Merci pour la référence de l’annonce de la Pentecôte mais j’attendais celle (...)
12/09 17:24 - Jean Keim
@Luc-Laurent Salvador Vous avez l’esprit tellement occupé et en compétition que parfois, (...)
12/09 14:02 - Luc-Laurent Salvador
@Jean Keim Le Christ a promis une nouvelle Pentecôte ? Je l’ignorais. Vous avez la (...)
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