Tout observateur rationnel sait que l’Ukraine ne pourra pas reconquérir les territoires occupés par les forces russes, pour les raisons exposées dans l’article : les réserves militaires supérieures de la Russie, et l’adhésion de la majorité de la population de ces zones à un rattachement à la Russie.
Le plan B occidental devrait d’abord consister à faire passer un compromis en Ukraine pour une demi-victoire (avoir maintenu un Ukraine souveraine fut-ce sur un territoire amoindri), pour ne pas perdre la face. Il faut donc préparer les esprits à cette issue (*).
Ensuite sortir de son isolement, car la leçon est que, loin d’avoir réussi isoler la Russie, les griefs du ’’reste du monde’’ se sont exprimés à l’encontre de l’occident, pas tant par une adhésion pro-russe mais pas un refus de boycotter celle-ci.
La question du Conseil de Sécurité me semble purement symbolique, l’élargir ne fera qu’augmenter les causes de blocage, et de toute façon l’efficacité de cette organisation est hélas quasi-nulle, elle n’a résolu aucun conflit majeur. Mais le symbole est important en soi, c’est l’acceptation du multilatéralisme.
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(*) on a vu récemment que le conflit ukrainien est passé au second plan après celui d’Israël-Gaza, à tel point que des livraisons de munitions US initialement prévues pour l’Ukraine ont été redirigées vers Israël. L’ardeur occidentale va se tarir vis à vis d’un conflit durablement embourbé.