Sur le plateau de France info,
l’ancien Premier ministre français fustige la politique israélienne et
dénonce la triple guerre menée par Benjamin Netanyahu.
« Nous sommes essentiellement dans une politique de vengeance, la
légitimité de défense n’est pas un droit indiscriminé à tuer des
populations civiles », a déploré Dominique de Villepin, ancien Premier
ministre de Jacques Chirac.
« Benjamin Netanyahu mène une guerre pour que la solution politique
ne vienne pas sur la table, c’est là où cette guerre n’est pas
acceptable », a-t-il critiqué.
« Israël est en train de mener une guerre d’hier, toutes les guerres
qui commencent depuis 20 ans sont des conflits gelés, on sait commencer
une guerre, on ne sait pas la terminer », a-t-il souligné.
Dominique de Villepin déplore des massacres et cite notamment
l’ambulance prise pour cible, affirmant qu’« Israël atteint l’inverse de
ce qu’il souhaite ; la force ne permet pas d’assurer la sécurité d’un
peuple. Ce qui assure la paix et la sécurité, c’est la justice. Cette
guerre menée aujourd’hui est l’illusion d’une paix possible, ça
n’arrivera pas », insiste Dominique de Villepin. « Israël se met en
danger avec ce type de guerre et ce type de frappes. »
« Arrêtons de poser la question de la responsabilité ! La faute, nous
la laisserons aux historiens. Ce que nous voulons, c’est arrêter ces
massacres », affirme Dominique de Villepin.
Selon l’ancien Premier ministre français, le régime israélien porte
« une responsabilité directe dans ce qui s’est passé » le 7 octobre
parce qu’il n’a pas su « protéger le peuple israélien ».
Israël est responsable, selon Dominique de Villepin, parce que le
régime a « encouragé une politique d’occupation et de colonisation en
Cisjordanie ».
D’après l’ancien Premier ministre français, la direction qu’il faut
suivre, c’est d’empêcher Benjamin Netanyahu de continuer sa logique
suicidaire.
« La politique de séparation doit être digne et conférer aux
Palestiniens un État où ils pourront vivre, un État viable et
véritable », indique De Villepin avant de poursuivre : « Israël doit
commencer à faire ce qu’il a peu fait dans son histoire : écouter la
communauté internationale », a-t-il souligné.