@Gérard Luçon
L’abruti, c’est celui qui n’a pas compris que la règle des scrutins est « qui ne dit mot consent », et qui autorise donc la réalisation du pire des choix possibles en n’allant pas voter pour tenter de s’y opposer (quand bien même tous ces choix seraient proposés par le « système », comme vous le prétendez).
Car, ne vous en déplaise, quitte à se faire avoir, il est encore préférable de choisir la vaseline que la pâte abrasive !
En effet, cette inaction, c’est ce qui permet aujourd’hui aux pires des candidats (dont les actions politiques étaient par ailleurs parfaitement prévisibles) de se faire élire avec moins de voix que le nombre d’abstentions et de suffrages non exprimés, puis d’avoir le champ libre faute d’une réelle opposition.
En y succombant (ou pire, en en faisant l’apologie), vous vous rendez de facto complice des exactions du « système » que vous dénoncez. Comme dirait l’autre : « ... Dieu se rit des prières qu’on lui fait pour détourner les malheurs publics, quand on ne s’oppose pas à ce qui se fait pour les attirer. »
Après, vous pouvez toujours critiquer et vous plaindre si ça vous chante, vous l’interdire ne changerait pas le seul point vraiment important, qui est que le mal a été fait et que nous en payons tous les conséquences.
Je rappellerai juste que s’il est devenu si difficile d’échapper au « système », c’est avant tout parce que des générations d’abstentionnistes, de démissionnaires politiques et de je-m’en-foutistes ont laissé les mafias s’emparer progressivement de nos institutions, au moment des scrutins, mais aussi avant, et après (pour rappel, l’action politique citoyenne ne se limite pas aux élections, encore moins au seul second tour de la présidentielle).
Mais l’affaire n’est pas terminée. Malheureusement, si l’on continue à laisser faire, la situation est encore appelée à empirer.