@Iris
L’analyse de la répartition de la puissance destructrice parmi les pays de ce monde montre que la Russie et la Chine sont au moins aussi dangereuses que l’Occident.
Non, ce n’est pas une mesure du danger que vous faites mais une mesure de la puissance, ce n’est pas lié.
Il existe bon nombre de pays puissants aujourd’hui c’est sans doute ce qui tend à des tensions. Cette situation a longtemps existé depuis 1991, mais les pays les plus puissants étaient tous dans le même camps, ce que le sud global appelle l’occident collectif. C’est parce que des pays puissants émergent, qu’ils sont aussi voir parfois plus puissants que nous.
Ce qui détermine le danger c’est la motivation à utiliser la puissance guerrière. Notre histoire récente met en évidence qu’il y a plusieurs états guerriers ayant fait usage de cette puissance guerrière pour faire valoir leur vision du monde et les occidentaux sont sans conteste les plus belliqueux.
Les BRICS représentent maintenant une force économique comparable à celle de l’Occident.
Pas seulement économique, géo stratégiquement et militairement c’est une puissance sur laquelle il faudra compter. Les BRICS sont par la nature même de leurs relations et dans leur guerre économique contre l’occident liés aussi par les aspects militaires, aucun pays ne laissera l’occident les attaquer un à un, c’est souvent la technique utilisée par les occidentaux dans notre histoire, attaquer un pays en jouant sur le fait que les autres ne bougeront pas.
D’autre part, les BRICS ont une puissance économique supérieure au G7, les ressources naturelles du monde à faire pleurer les occidentaux et une puissance militaire qui nous détruirait en guerre conventionnel, ce qui n’ouvre, pour les occidentaux que l’option nucléaire car nous serions perdant sur tous les fronts.
Le recul d’influence de l’occident est le point à surveiller ; l’Ukraine est un détail, même pour les pays occidentaux, l’Ukraine n’a aucun intérêt autre que perturber le plus possible la puissance militaire russe, au prix de centaines de milliers de morts, mais nos intérêts nous y poussent, rien d’autre.
Voyons jusqu’où serons-nous prêt à aller. La Russie est prête à discuter, négocier depuis quasiment le début du conflit, les occidentaux non, ils veulent aller plus loin dans la guerre. Pour moi, cela montre que la spirale de guerre est du côté occidental, zone géopolitique en perte de vitesse, d’influence et qui tente avec les moyens qu’elle a toujours utilisé de rester au dessus de la mêlée ; ces moyens ont malheureusement souvent été guerriers lorsque les chantages économiques et militaires n’ont pas abouti.
Donc en effet, le plus gros danger vient des nations acculées qui sont en train de perdre beaucoup sans le vouloir.