@jjwaDal
’’Un, il pouvait annoncer clairement que quoi qu’il arrive, jamais la France n’acceptera la présence de l’Ukraine dans l’OTAN
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En effet, la racine du conflit est la perspective d’intégration de l’Ukraine dans l’OTAN, que Poutine avait déclaré constituer une ligne rouge. Les occidentaux (dont Macron) ont tenu des discours dilatoires, disant que pour l’instant l’Ukraine n’entrait pas, mais ne fermant pas la porte à une adhésion ultérieure. Ils ont pensé que Poutine ferait de l’intimidation, mais avalerait la couleuvre.
La relance en 2021 du processus d’adhésion a ouvert une sorte de ’’fenêtre de tir’’ pour l’attaque russe, avant que l’adhésion ne soit effective. En outre la déclaration de Biden qu’il n’enverrait pas de troupes en cas d’attaque (au lieu de laisser planer l’ambiguïté stratégique) a amené les dirigeants russes à considérer que le coup de force était jouable.
Ensuite, la reprise en main n’ayant pas été rapidement effectuée, chacun s’est trouvé en quelque sorte contraint par la situation à persévérer et escalader, escomptant que l’autre s’épuiserait.
A ce jeu, l’avantage ira à celui qui a le plus de forces de réserve, s’il peut les mobiliser. Donc les ukrainiens étant moins nombreux, ses soutiens les plus zélés on mis dans la balance l’idée de fournir des forces supplétives. Macron s’est mis en avant (il va faire le coup de déclarer qu’envoyer des troupes en Ukraine, c’est la même démarche que le débarquement allié en Normandie)