@Hervé Hum
Je ne le contredirais certainement pas, mais encore faut il savoir de
quelle personnalité, liberté et surtout propriété il s’agit. En
communauté, la liberté est relative et sa limite se trouve lorsque se
pose la question de la liberté d’autrui, si la réponse est négative,
alors, la liberté doit être garantie.
Mais c’est précisément son sujet ! C’est pour cela qu’il s’oppose aux tenants du contrat social ou du traditionnalisme ! Selon lui, précisément, la loi a pour objet de respecter et faire respecter le droit de chacun. Et on ne peut pas, fût-ce au nom de la fraternité, dépouiller l’un pour habiller l’autre. Quand on sait ce qu’a donné le socialisme au XXème siècle, ça mérite au moins réflexion. Ne pas commettre l’injustice au nom de la fraternité... C’est un sujet !
L’enjeu est donc, par exemple, de savoir si « la propriété, c’est le vol » (Proudhon) ou bien si « le vol, c’est le contraire de la propriété » (Bastiat). Car, de l’un ou l’autre dépendent beaucoup de choses. Contrairement aux « néo-libéraux » et autres « keynésiens » actuels, Bastiat écrit clairement que le libéralisme n’est pas d’abord une question d’efficacité mais de justice. Comme tous les anciens libéraux, il se place sur le terrain moral : l’économie de marché n’est pas pour lui un « mal nécessaire », mais s’intègre comme partie de la justice générale.
Comme le dit Léo Strauss, trouver « ce qui est juste » selon le droit naturel, est le fruit d’une disputatio sans fin comme la science. Précisément parce-que ce droit naturel doit être découvert par la raison (et donc le débat philosophique) est n’est pas écrit par avance.