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Commentaire de Octave Lebel

sur Au NFP de trouver un autre avenir


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Octave Lebel Octave Lebel 25 juillet 2024 09:18

@La Bête du Gévaudan

Vous saucissonnez un texte en pensant ainsi lui enlever sa cohérence avec des commentaires relevant non d’un effort d’explication ou de discussion mais d’affirmations gratuites, à la limite de la fantaisie d’un collégien optimiste quelquefois,  qui consistent essentiellement à montrer que le capitalisme c’est bien et que quand il y a une difficulté, c’est pas vrai ou c’est que le capitalisme est mal appliqué et que par ailleurs, comme ce que vous appelez le communisme ce n’est pas bien, cela montre bien que le capitalisme c’est bien. Soit. J’attendais mieux et plus sérieux mais ce n’est pas grave.

J’ajoute quelques éléments pour nos lecteurs en réaction à vos digressions.

 

Le capitalisme a en effet considérablement augmenté les capacités de production tout en mettant l’état à son service et en réduisant l’efficacité économique à la rentabilité et celle-ci au profit de quelques-uns avec les conséquences que nous connaissons. Ceux qui ont le plus profité oublient toujours d’en dire le prix pour le plus grand nombre eu égard à leur travail et leurs compétences engagées. J’ai plus de confort et de sûreté sanitaire qu’un Louis XIV, ce que nous devons à notre intelligence et travail collectif et non pas aux actionnaires qui ont le pouvoir de déstabiliser des territoires entiers et d’engendrer un gaspillage phénoménal du moment qu’un profit leur revienne. Vous voulez des exemples ? Le moteur du capitalisme est  le profit qu’il dégage qui tend à décroître parce ceux qui travaillent pour le capitaliste sont comme lui, ils cherchent à augmenter leur part de la valeur du travail et tout ce qui va avec. Satisfaction des besoins primaires mais bien au-delà comme pour le capitaliste. Et même, à l’occasion avec l’envie de participer à la décision économique. Il n’y a pas de raison. Les hommes sont réputés égaux. Pourquoi serait-ce autrement ? L’esclave se révolte, celui qui vit de son travail trouve qu’il a raison, le colonisé qui succède à l’esclave pour du travail qui n’est plus gratuit mais pas cher demande aussi l’égalité et la liberté politique. Le capitalisme n’en finit plus alors d’inventer de nouvelles règles du commerce et impose sa force parce qu’il est le véritable pouvoir qui impose sa loi et ses priorités aux dirigeants politiques qui le servent .Guerres et coups d’état pour les récalcitrants. Le capitalisme est nécessairement par son moteur et sa dynamique économique impérialiste. En tout cas, c’est bien ce qu’il fait et continue de faire. Les pays communistes. Des pays très peu développés s’échappant de l’accumulation primaire du capital en train de se faire dans la difficulté voire l’horreur comme partout (chez nous au XIX° par exemple, vous avez oublié ?), à l’occasion de guerres, confrontés à la nécessité de rattraper les pays capitalistes bien plus développés tentant de renverser les pouvoirs en place en les obligeant à une course aux armements au détriment d’autres investissements fondamentaux. L’URSS a rattrapé son retard en 2 générations alors qu’il en avait fallu 4 pour parcourir le même chemin aux pays capitalistes , en devant supporter une guerre qui lui coûta 23 millions de morts et des destructions faramineuses pendant que les EU sur la durée de la guerre doublèrent quasiment leur PIB. Se faisant le créditeur du monde entier puis le débiteur. C’est faisable quand on possède comme meilleurs arguments toute la puissance des dernières technologies militaires pour les raisons que vous savez. Ici vous pouvez vanter la souplesse et les métamorphoses du capitalisme. La Chine est sortie encore plus vite, affrontant un gros problème de démographie, du sous-développement et du colonialisme par le communisme sans vraiment connaître, comme l’URSS aussi, les premières expériences démocratiques qu’ont connues puis développées les pays capitalistes plus avancés. En quoi leurs erreurs et limites seraient-elles une justification de celles des autres pays et du capitalisme réel comme vous dites ? Les deux systèmes étaient en compétition sur le même paramètre de développement dont on connaît maintenant les limites et les dangers, le productivisme. Les uns en rattrapage pour garantir leur autonomie et souveraineté. Les autres tentant de préserver leur domination impérialiste. Qui va régler la difficulté au mieux et comment ? Il semble que le champ de l’économie socialisée doit s’étendre tout en laissant jouer le jeu de la concurrence là où elle apporte des avantages en terme de satisfaction des besoins. En évitant les concentrations de richesses nuisant à la satisfaction la plus équitable des besoins et à une planification nécessaire des aménagements dans le cadre d’un réchauffement climatique et la nécessité de ne plus épuiser de ressources au-delà du rythme de leur reconstitution. Ce qui est un défi inédit sur une planète dont la population vient d’augmenter deux fois le temps d’une vie d’homme, avec heureusement maintenant un taux mondial de naissances passé en dessous du taux de reproduction.Rien ne sera facile, et c’est un euphémisme de le dire.

Au fur et à mesure de la progression du savoir humain et son partage progresse aussi l’aspiration à participer autrement qu’en consommateur captif à des progrès et changements voulus et/ou contrôlés et non subis. La démocratie ne peut plus être qu’une affaire d’élections et de représentation mais nécessite le respect d’un citoyen correctement instruit et informé avec les moyens politiques de se faire respecter. Ce sont des droits fondamentaux incontournables qui s’imposeront parce que rien n’est donné. Travailler à ce que le droit international cesse d’être un outil de domination pour devenir un outil de coopération respecté par tous, est le corollaire et la condition de toute cette dynamique.

 


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