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Commentaire de Legestr glaz

sur Le langage des cellules


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Legestr glaz Legestr glaz 15 août 2024 10:57

@Eric F

Lorsque vous allez en Inde vous chopez la « tourista » et vous vous videz. 

Les voyageurs évitent de boire l’eau qui ne serait pas en bouteille, évitent même de consommer des légumes lavés à l’eau. L’eau courante contiendrait-elle des « virus » Eric F ? 

Il existe suffisamment de bactéries, de toxines bactériennes, de parasites ou encore de spores, pour rendre les gens malades sans être obligé d’y ajouter des « virus découverts in silico ». 

C’est amusant ce que vous écrivez concernant « l’immunité ». Vous pensez que l’on « s’immunise » ? Le système immunitaire ne fonctionne pas comme ça. Il reconnait le soi du non soi, toujours et tout le temps. C’est à « chaque fois » que l’organisme est agressé qu’il réagit grâce à des réactions en chaîne, l’immunité de première ligne étant l’étape la plus cruciale. L’être humain « n’acquiert » pas une immunité devant tel ou tel agent pathogène. L’être humain dispose d’un système immunitaire qui lui permet de combattre les agents pathogènes qui se présentent à lui grâce à des « récepteurs » spécifiques qui détectent le « danger ». C’est une « cascade » de réactions immunitaires qui protège l’être humain des agents pathogènes. 

Il ne viendrait à l’idée de personne de « vacciner » quelqu’un contre une « coupure ». Et pourtant, lorsque l’on se coupe, de très nombreuses réactions de « réparation » se mettent à l’oeuvre. Et toutes ces actions sont parfaitement bien coordonnées et immédiates. En présence d’un agent pathogène il se passe la même chose : des réactions immédiates, coordonnées et en chaîne.

C’est une idée très étrange aujourd’hui, depuis la découverte que l’organisme fait parfaitement bien la différence entre le « soi » et le « non soi », que de penser à « l’immunisation ». Une personne affaiblie, présentant des comorbidités sera une victime toute trouvée de n’importe quel agent pathogène même si dans le « passé », le système immunitaire de cette même personne aurait parfaitement bien réagit à l’attaque de cet agent pathogène. Mais je comprends votre « vision » des choses. « On » a pu mettre dans la tête des gens que l’organisme humain « identifiait » tel ou tel pathogène pour « lutter » contre lui. C’est bien ce que l’on nous fait croire avec les « virus ». Mais, en réalité notre système immunitaire ne fonctionne pas comme ça. Il agit d’une façon beaucoup plus large : il distingue le « soi » de « non soi ». Tout ce qui n’est pas « soi » est un « danger » et le système immunitaire réagit à ce « danger », à chaque fois, si, toutefois, il est en mesure de le faire, si toutefois il est resté « compétent ».

Et je comprends notre différence de vue. Vous pensez que le système immunitaire doit identifier, à chaque fois, l’agent pathogène pour garder en mémoire son « profil », ce qui provoque « l’immunisation » contre ce pathogène « particulier ». A chaque fois, par conséquent, l’organisme doit « identifier » tout nouveau agent pathogène pour s’en immuniser. Quant à moi je pense que la distinction faite par l’organisme et le système immunitaire entre le « soi » et le « non soi », est la meilleure des défenses contre « tous les agents pathogènes ». Et ce sont bien des « récepteurs » spécifiques qui sont mis en alerte en présence du « non soi ». Ces récepteurs déclenchent alors des réactions immunitaires en chaine, si le système immunitaire est resté compétent. Malheureusement, en présence de « comorbidités », il est défaillant.

L’idée de « s’immuniser » est un vieille, très vieille lune. Il faudrait vous documenter sur le sujet Eric F. Commencez donc par ceci : 

« La pollution de l’air et ses effets sur le système immunitaire ».

Air pollution and its effects on the immune system

https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/32007522/


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