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Commentaire de Octave Lebel

sur Les élections, responsables de la crise politique…


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Octave Lebel Octave Lebel 3 octobre 2024 19:34

@Paul ORIOL

Un peu court il me semble.

« Les gilets jaunes n’étaient pas des ouvriers... »

Les « gilets jaunes » : pourquoi et comment en être ? par Alain Bihr (2 décembre 2018).

https://blogs.mediapart.fr/jean-marc-b/blog/021218/les-gilets-jaunes-pourquoi-et-comment-en-etre-par-alain-bihr

Ceux qui étaient sur le terrain et dans les actions :

« ..., le gros en étant cependant constitué par des prolétaires (ouvriers et employés, salariés ou non), auxquels s’ajoutent des membres des couches inférieures de l’encadrement (agents de maîtrise, techniciens) ou de la petite-bourgeoisie (artisane essentiellement, souvent des auto-entrepreneurs, mais aussi paysanne et même intellectuelle, par exemple des infirmières libérales) et même des éléments du petit patronat. On peut aussi relever la présence de femmes et de retraité-e-s bien plus importante que dans les mobilisations dont nous avons l’habitude. »

« Si cette hétérogénéité n’a pas nui au mouvement, c’est que tous et toutes partagent un certain nombre de points communs ayant rendu possible leur convergence. Ce sont autant de victimes des politiques austéritaires pratiquées par l’ensemble des gouvernements depuis près de quatre décennies. Elles se sont traduites pour elles par la dégradation de leurs conditions d’emploi, de travail et de rémunération ; par la difficulté grandissante de « joindre les deux bouts en fin de mois » ; par l’angoisse grandissante du lendemain pour soi et pour les siens (les enfants notamment) ; par la dégradation ou même la disparition des services publics et équipements collectifs auxquels elles pouvaient naguère encore avoir accès ; par le sentiment de n’être plus représentées (prises en compte et en considération) par personne (notamment les organisations syndicales, professionnelles, politiques), si ce n’est quelquefois les maires (mais qui ont de moins de moins de pouvoir) ; par le sentiment d’être abandonnées et laissées à elles-mêmes et d’être franchement méprisées, par des gouvernants qui n’ont plus d’yeux, d’oreilles et de voix que pour « les premiers de cordée » ! »

« La seconde caractéristique sociologique notable du mouvement est sa localisation dans le rural périurbain. C’est que les catégories sociales précédentes sont de plus en plus expulsées des centres urbains et même des périphéries urbaines immédiates sous l’effet de l’augmentation des prix du foncier et de l’immobilier urbains et de l’étalement spatial des villes (développement du rurbain). D’autre part, dans cet espace, la dépendance à l’égard de l’automobile individuelle est maximale... »

 


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