Quelques rappels toujours utiles visiblement pour savoir qui
est qui. N’oublions pas le travail parlementaire lors du débat sur les
retraites.
https://www.politis.fr/articles/2023/02/retraites-ce-que-prone-vraiment-le-rassemblement-national
(1/2) Préserver les plus fortunés
Les députés RN se sont ainsi
abstenus sur :
Un amendement
de François Ruffin rétablissant et renforçant l’impôt sur la fortune (ISF) ;
L’augmentation du taux de CSG sur les revenus du capital (amendement
2 811) ;
Une contribution exceptionnelle sur les dividendes – 10 %,
9 %, 8 %, 7 %… c’était trop, le RN n’aurait accepté que 3 %
;
Une contribution de 10 % sur les bénéfices des fonds de pension ;
L’augmentation de la pénalité pour les entreprises qui ne réduisent pas
l’écart de rémunération entre les femmes et les hommes (amendement
2 392).
Ils ont a voté contre :
Assujettir les revenus financiers des sociétés financières et non
financières au même taux que les cotisations patronales et salariales du
secteur privé ;
Augmenter les cotisations vieillesse sur les hauts revenus,
c’est-à-dire supérieurs au plafond de la Sécurité sociale fixé en 2023 à
3 666 euros (amendement
20 118).
Dans
un vote à main levé, ils ont également refusé de soumettre
les revenus d’intéressement à l’assiette des cotisations de sécurité
sociale, alors même que les entreprises qui privilégient l’intéressement aux
augmentations de salaires privent la protection sociale de financements nécessaires.
Des
économies sur le dos des vieux immigrés
Le
RN a regretté en revanche de ne pouvoir évoquer, dans le cadre contraint d’un
PLFRSS (projet de loi de financement rectificative de la sécurité sociale) , « l’ensemble des allocations
(…) sur lesquelles
pourraient être réalisées des économies plus ou moins substantielles ».
Exemple avec un
amendement à l’article 8 – qui n’a donc pas été discuté –, par
lequel le RN réclamait « la
suppression de l’aide à la réinsertion familiale et sociale des anciens
migrants dans leur pays d’origine ».
Cette
aide, inscrite à l’article
L117-3 du Code de l’action sociale et des familles, n’est pourtant accordé
qu’« aux
ressortissants étrangers, en situation régulière, vivant seuls »
et à des conditions très restrictives ne concerne qu’un nombre limité
d’allocataires.
Ceux-ci
doivent notamment avoir « fait
valoir [leurs] droits
aux pensions personnelles de retraite » et être « âgés d’au moins soixante-cinq
ans ». Or, un second amendement
du groupe RN, présenté par le même Thierry Ménagé, demande que la condition
d’âge soit remplacée, de sorte qu’elle ne puisse être versée qu’à… « cent ans » !
L’indécence
des xénophobes n’a pas de limite.