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Commentaire de Julian Dalrimple-sikes

sur L'authenticité du sens de l'humain. Les États-Unis et Israël face à la « justice divine » pour les souffrances causées aux peuples


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Julian Dalrimple-sikes Julian Dalrimple-sikes 30 décembre 2024 08:14

@Hamed

Salutations, je cite :

Votre question ce n’est pas qu’elle n’a pas de sens, c’est simplement que vous voulez tout savoir alors que vous savez pertinemment que vous êtes un humain et c’est tout. 

Vous ne pouvez savoir et vous le savez très bien. Et pourquoi vous ne vous questionnez : » Pourquoi vous êtes mortel ?"

Et c’est là l’humain et son introcuidance qui le pousse à tout savoir alors que la raison est là pour le raisonner. Elle lui dit, par exemple, qu’il n’est rien qu’après avoir vécu, il disparaît comme s’il n’est jamais venu au monde et personne ne peut témoigner pour lui qu’il était, puisque après tout le monde plus rien.

Sermon sur la Mort et autres Sermons
Jacques-Bénigne Bossuet

C’est bien peu de chose que l’homme, et tout ce qui a fin est bien peu de chose. Le temps viendra où cet homme qui nous semblait si grand ne sera plus, où il sera comme l’enfant qui est encore à naître, où il ne sera rien. Si longtemps qu’on soit au monde, y serait-on mille ans, il en faut venir là. Il n’y a que le temps de ma vie qui me fait différent de ce qui ne fut jamais : cette différence est bien petite, puisqu’à la fin je serai encore confondu avec ce qui n’est point, et qu’arrivera le jour où il ne paraîtra pas seulement que j’aie été, et où peu m’importera combien de temps j’aie été, puisque je ne serai plus. J’entre dans la vie avec la loi d’en sortir, je viens faire mon personnage, je viens me montrer comme les autres ; après, il faudra disparaître. J’en vois passer devant moi, d’autres me verront passer ; ceux-là mêmes donneront à leurs successeurs le même spectacle ; et tous enfin se viendront confondre dans le néant.
Ma vie est de quatre-vingts ans tout au plus ; prenons-en cent : qu’il y a eu de temps où je n’étais pas ! qu’il y en a où je ne serai point ! et que j’occupe peu de place dans ce grand abîme de temps ! Je ne suis rien ; ce petit intervalle n’est pas capable de me distinguer du néant où il faut que j’aille. Je ne suis venu que pour faire nombre, encore n’avait-on que faire de moi ; et la comédie ne se serait pas moins bien jouée, quand je serais demeuré derrière le théâtre. Ma partie est bien petite en ce monde, et si peu considérable que, quand je regarde de près, il me semble que c’est un songe de me voir ici, et que tout ce que je vois ne sont que de vains simulacres.

Mes respects


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