Ecoutez ! c’est pas compliqué, sur douze candidats, trois seulement sont pour l’Europe de Maastricht.
Les neufs autres se déclinent entre les partisans d’une négociation anti-libérale jusqu’à ceux qui se replient dans un nationalisme provocateur.
Sur ce thème central de la vie politique française, les choix sont vite faits.
Les candidats pour l’Europe de Maastricht s’ils sont élus ne seront plus président des français après leur élection, car ils ne représenteront plus rien.
Les candidats contre l’Europe de Maastricht veulent soit se retirer de toutes formes de traités déjà signés, soit négocier la sortie de la France des traités existants : pour laisser la place à de nouveaux accords négociés.
Il est surprenant que les trois programmes « pour » le traité ne parlent pas de négocier leur « non » français avec les institutions européennes : tout au plus, il s’agit d’une reformulation du traité, mettre d’autres mots à la place de ceux qui chagrinent.
Veut-on un(e) président(e) français(e) caduc(que) avec une Europe élargie, sur des bases anti-sociales, pour négocier l’in-négociable avec les tenants du « oui » européens sur la PAC, sur les missiles US en Pologne, sur la PESC de l’OTAN anglo-saxon, sur la pêche, sur les services publics, sur les énergies, sur les ...
tous les sujets de société sont travaillés à la culotte par l’Europe.
Que reste-t-il au président français favorable à l’UE ?
Il demeurerait le grand VRP du « oui », les partisans du « non » iraient voter ailleurs.