Cher Cédric,
J’ai été pendant deux ans Chardgé de Td en Droit Civil. Auparavant, j’ai été étudiant... lorsque j’étais de ce côté de la barrière (neuf ans), les Chargés de TD insistaient lourdement sur la qualité de l’orthographe. Suivant certains correcteurs, on pouvait perdre 5 points sur une copie. Il est par ailleurs ridicule de nier qu’on reçoit des consignes de correction au niveau du barème sur la forme. Et bien figurez vous que nos professeurs nous demandaient d’être de moins en moins sévères sur l’orthographe...La raison est très simple : la quasi-totalité des copies étaient truffées de fautes, et ce seraient pris avec les barèmes d’il y a dix ans à peine des -5 systématiquement. Il est patent de constater que le niveau de l’expression écrite baisse vertigineusement. Vous faites référence à l’inégalité et l’accroissement des différences qu’on ne sait pas gérer au niveau de l’Education Nationale. Pourtant, mes parents et donc sûrement les vôtres, ont eux aussi vécu une enfance et une scolarisation avec une grande mixité. Mes grands parents n’étaient pas français, arrivant comme de nombreux autres, d’Espagne, d’Italie, de Pologne, du Portugal... La qualité de l’écrit de ces élèves était de très loin supérieure à celle que l’on observe aujourd’hui, avec autant de différences au niveau de l’origine sociale. C’est pourquoi votre argument me parait faux, et ne représente pas une analyse convaincante de l’échec patent de d’un système qui sur 11 années (du CP à la Terminale) de scolarisation est dans l’impuissance d’apprendre à la majorité des élèves à écrire correctement le français. Je n’ai pas la prétention de pouvoir apporter de solution, si ce n’est par exemple par une revalorisation du « Certificat d’Etude » (actuel BEPC)..., mais a simplement recadrer le contexte actuel dans lequel la jeunesse n’arrive même plus à écrire couramment sans faire de fautes.
Pour ce qui est du CPE, c’est très simple : loin de moi l’idée de contester sur le fond les revendications des anti-CPE mais force est de constater que pour beaucoup, les choses sont allées trop loin. Les blocages de trains, les blocages de facs (pas de salaires pour les vacataires qui sont payés à l’heure de travail, impossibilité d’accès pour des étudiants qui passaient des examens, impossibilité d’accès pour les étudiants qui travaillaient en parallèle et qui ne pouvaient pas se permettre de manifester ou de bloquer, etc., etc....) et autres actions qui ont entraînées des préjudices sur des tiers, doivent appeler à une responsabilisation des personnes qui ont agi en ce sens. La France est un pays de Libertés, dans lequel on peut bien évidemment manifester et faire grève (encore que, appeler une grève des mouvements lycéens et étudiants est du plus grand ridicule...) SANS ENTRAVER LA LIBERTE des autres concitoyens. Hors là, le discours « syndicaliste » de futurs leaders politiques comme Bruno Juillard de l’UNEF était sans ambiguïté, systématisant le blocage par tous moyens, en passant par le trucage de votes en AG, de blocages sauvages voire d’agressions. Et tout ceci devrait se faire en toute liberté ? Sans qu’il puisse y avoir de sanctions ? En ouvrant une boite de Pandore qui autoriserai tout mouvement à faire tout et n’importe quoi à partir du moment ou il a la bénédiction de partis politiques ou de syndicats ?
Dans une entreprise, tout salarié qui fait une journée de Grève, perd un jour de salaire. C’est le principe. Le salarié le sait et d’ailleurs c’est ce qui donne toute la portée et la gravité du droit de grève lorsqu’il est utilisé. Pour les étudiants, aucun dispositif similaire n’existe, ce qui autorise tout et n’importe quoi y compris une soi disante amnistie a posteriori comme c’est réclamé aujourd’hui, par des gens qui ont causé un préjudice à quelqu’un. Les « syndicats » étudiants ont même au mois d’avril appelé a des examens blancs de manière a ce qu’on donne leur année aux étudiants qui ont bloqué. Certains ont même voulu continuer les blocages de manière à empêcher les facs de procéder aux examens de juin et donc de tout reporter en septembre pour le plus grands plaisir des bloqueurs, sans s’occuper des autres qui triment l’été.
Cette absence de responsabilité quant à leurs actes, nie en elle-même la valeur du combat qu’ils ont mené. Car ils voulaient tout, sans rien justifier, sans rien payer, la liberté totale de faire ce qui leur chante sans en payer les conséquences.
Que des condamnations symboliques interviennent maintenant ne me choque absolument pas : elles ne sont que le rappel du fait que maintenant ils sont responsables de leurs actes devant la société, sans quoi, ils vivraient dans une utopie anarchiste, détachée du Pacte social qu’ils se doivent de respecter en tant qu’adultes.
08/07 15:35 - mariner valley
@Cedric « P.S. : je ne suis pas sur que les lyceens et etudiants qui defilaient dans les rues (...)
04/07 01:06 - Cedric
Et pretendre le contraire est sans fondement reel... Oui, c’est un fait grave des lors (...)
04/07 00:57 - Cedric
04/07 00:05 - Marcel Patoulatchi
Non, je ne vois pas où vous voulez en venir. Je vois que vous êtes persuadé qu’un excès (...)
04/07 00:02 - Marcel Patoulatchi
Vous plébisciter cet article qui exige que les élus mettent au pas la Justice. Le rapport avec (...)
03/07 23:11 - namic
pour (IP:xxx.x48.133.240) : mais oui Caliméro, ce monde est vraiment trop injuste... (...)
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