Vous avez raison de dénoncer le national-islamisme du Hamas et les illusions que se font à ce sujet certains commentateurs en France ; mais il est unilatéral, dans votre perspective de deux états pouvant ultérieurement conduire à une certaine mixité qui de fait existe déjà en Israèl pour les palestiniens israéliens (mais dans des conditions peu compatibles avec l’exercice de leur pleine citoyenneté), de ne pas dénoncer le fait juridique que les religieux rabbiniques ont le haute main, en tant que seul garant de l’état civil en israél, de décider aujourd’hui qui est juif et donc peut devenir israélien et qui ne l’est pas.
Israël de ce fait est un état semi-laïc : démocratique formellement mais éthnico-religieux en réalité. Cette contradiction est du reste au coeur des conflits poltiquies en Israël, mais aussi au coeur d’un conflit dont la dimension religieuse interdit qu’il soit traité comme problème principalement politique par un compromis mutuellement acceptable. la religion se réclame de l’absolu et comme chacun sait il ne peut y a de compromis avec l’absolu.
Nous avons mis des siècles à nous sortir du théologico-politique et de la guerre permanente qu’il génère ; nul doute qu’il faille séparer le religieux du politique pour que les populations concernées en viennent là afin qu’elles connaissent durablement la paix chez elles et entre elles.