L’oiseau se niche dans les chansons depuis la nuit des temps. de « à la volette » jusqu’à Jacques Prévert et en passant par L’Eurovision où Marie Myriam portait le symbole haut. Les chansons qui se sont inspirées de ce thème récurrent sont si nombreuses qu’il y en a pour tous les goûts. Certaines trop méconnues, d’autres trop connues...
"A la volette "est une chanson ancienne devenue une comptine et qui passait de troubadour en troubadour et de poètes en poète pou être chantée dans tout le pays : "A la volette". Depuis, le petit oiseau a fait bien du chemin dans la chanson. Rares sont les artistes qui ne l’ont pas célébré.
L’oiseau associé à l’enfance :
Evidemment, il y a "L’enfant et l’oiseau" qui permit à la France de gagner l’Eurovision en 1977 sur un texte pauvre et naïf mais qui sut convaincre le jury, la jolie bouille enfantine de Marie Myriam et son art scénique n’ayant pu qu’emporter la décision définitive.
Mais d’autres chansons associent l’enfance et l’oiseau. "L’aigle noir" de Barbara serait une évocation pudique d’une enfance incestueuse.
Les voix pures de la chorale d’enfants "Vox Angeli" magnifient "L’oiseau", un air reconnu par ceux qui suivaient le feuilleton "Belle et Sébastien" dans les années 60.
Je connais les brumes claires
La neige rose des matins d’hiver
Je pourrais te retrouver
Le lièvre blanc qu’on ne voit jamais
Mais l’oiseau, l’oiseau s’est envolé
Et moi jamais je ne le trouverais
Les puristes préfèreront peut-être la version en noir et blanc de l’époque : René Simard. 40 ans ont passé depuis ! Qu’est-devenu l’oiseau ? Le thème est repris avec succès dans "Emilie Jolie" :
Le flambeau est très tôt repris par une petite fille qui fait sa première apparition à la télévision à "l’Ecole des fans" de Jacques Martin, une petite fille le promise à une grande carrière. La vidéo se regarde avec émotion, la petite est trop "craquante".
L’oiseau et Prévert !
L’oiseau est familier aux poèmes de Jacques Prévert. On peut dire qu’il fut le compagnon de route du poète à tous moments de sa vie.
Extrait du "Roi et l’Oiseau", la chanson des petits oiseaux :
Thomas Fersen a mis en chanson le poème "Pour toi mon amour" de Prévert. L’excellent album s’appellera "Le bal des oiseaux" du nom du titre phare.
Et surtout ce magnifique "La prière de l’oiseau" interprétée par une voix cachée dans l’ombre, dans un recoin perdu du web où nul ne semble aller. Les voix se cachent-elles pour chanter les oiseaux ?
Le texte est de Robert de Montesquiou :
Seigneur vous avez mis la force dans mes ailes,
La grâce dans mon vol,et l’élan dans mon coeur,
Mes départs sont légers,mes retours sont fidèles
Si je sais des hivers,évitez la rigueur
Mes nids portent bonheur aux toits qu’ils enguirlandent,
La plume que je perds,calfeutre un autre abri
Ma vitesse de flèche,et dont les airs se fendent
est comme un jet de fleur d’ou sortirait un cri
Je couve les berceaux et je veille la tombe
je hais tout ce qui rampe et j’aime en liberté
Et l’ardent Sainte-Esprit qui fut une colombe
Au ciel m’accueillera dans son nid de clarté,
Seigneur vous avez mis la force dans mes ailes
La grâce dans mon vol,et l’élan dans mon coeur,
Mes départs sont légers,mes retours sont fidèles
Si je sais des hivers,évitez la rigueur
évitez la rigueur..
On le voit donc, l’oiseau s inspiré tous les styles de la chanson française. Parfois, c’est l’oiseau lui-même, parfois ce n’est que le symbole : bon comme chez Mireille Mathieu "Milles colombes" ou mauvais comme ce funeste "Oiseau noir" de Barbara. Le filon de l’oiseau a aussi bien servi les tiroirs-caisse de la médiocre variété. D’autre fois, l’oiseau est utilisé pour désigner l’homme comme "Les oiseaux de passage de Brassens.
Il est temps de laisser l’oiseau reprendre son envol dans un bruissement d’aile...
Moyenne des avis sur cet article :
4.2/5
(5 votes)
Pause « horreur » : Ce titre de Ringo, je crois que mon subconscient l’a définitivement jeté dans les abîmes de l’oubli. Le titre original « Video killed the radio star », au moins, portait un message. La version de Ringo ne veut rien dire.
Mais j’ignorais que certains chats aimaient les pingouins...
Pour qu’un chat s’intéresse aux oiseaux d’aussi près, il faut qu’il ait envie de s’en faire un casse-croûte ! « Planque-toi Titi, voilà Grominet ! »
Parler des oiseaux dans la chanson anglo-saxonne ou d’autres pays aurait nécessité un article plus long. Trop long. Mais il est vrai que les oiseaux n’ont pas de frontière ni de nationalité : ils volent librement !
C’est pas sûr en fait que tout le monde connait « Fais comme l’Oiseau ». J’ai rencontré il y a quelques années des jeunes de 13 ou 14 ans qui n’avaient jamais entendu parler des Beatles. Sur le moment ça m’a semblé incroyable, mais après tout eux trouvaient abérrant que je n’ai jamais entendu parler de « Good Charlotte », alors...
Mmmm... Je râle parce que j’adore cette chanson ( le clip vidéo ne passerait plus de nos jours, mais c’est les trucs de l’époque, et c’est sympa à regarder quand même) C’était tellement positif et enthousiaste le Big Bazar ! Ce que j’aime aussi, c’était le fait que Michel Fugain n’a jamais voulu se payer plus que les membres de son groupe. Je crois que l’expérience « communautaire » a un peu fouaré par la suite, mais c’était quand même interessant de la tenter.
Fugain fait partie de ces gens qui ont eu une enfance « communautaire » même s’il a eu des parcours en solo, il ne peut pas s’empêcher de revenir au collectif d’une façon ou d’une autre. C’est un peu grâce à lui que l’idée du disque « chez Leprest » est née ( l’idée c’était de faire chanter une chanson de Leprest par un casting idéal, qu’il a esquissé avec Romain Didier et Didier Pascalis,( qui a produit le disque) ils étaient ensemble Fugain a lancé l’idée, les autres ont évoqué des noms, Guidoni, Olivia Ruiz, Hervé Vilard, Yves Jamait, Renaud, Gérard Morel, et toute une bande, tout le monde accepté d’enthousiasme, c’était fin 2007. Superbe album où chaque artiste se met au service de l’auteur Leprest. Le projet de Fugain, pour lui, c’était de faire un album avec tous les auteurs de sa génération, Duteil, Sanson, Sardou, (au début, Fugain le « rouge » était auteur pour Sardou, marrant non ? ils sont toujours aussi potes et Fugain est toujours aussi « rouge ») je m’éloigne un peu des oiseaux, encore tous ces gens soient des sortes d’oiseaux de passage façon Brassens )
Sans oublier la « complainte des vautours » ayant pour sujet les banquiers, l’« hymne au faisan » en hommage à Madoff, « les faucons », coproduit par Kouchner et Lelouch ou « la buse de Bercy » consacrée à Lagarde.
Il manque un titre d’une très grande qualité, d’une indicible poésie, un sommet de l’art : « Ils sont dans les vignes, les moineaux », je crois de Dranem (de mémoire). Extrait des paroles : « Ils sont dans les vignes les moineaux, Il a mangé le raisin, elle a gardé les pépins ! » Un des sommets de la Belle époque, avec les créatons de Constantin le Rieur (La rlgolomanie) !
Devraient entrer dans ce panthéon aviaire « Le temps des cerises » de Jean-Baptiste Clément pour son merle moqueur et « Rossignol de mes amours » de Luis Mariano.
Pigeon — >
Paroles et Musique : Jean Leloup
Un vieux pigeon de trente ans déplumé
Fumait un jour son pétard en pensant à sa guitare
D’un coup d’aile il se décide à aller parler au roi
C’est un vieil écureuil blanc gras comme un cochon de lait
Le pigeon fait sa requête quelques frites à volonté
Un petit coin bien tranquille il veut finir en beauté
mais comment ai-je pu oublier le moineau de Romain Didier ???? le voilà
Moineau, c’est moi, la la la la la la la la
Du Palais Royal
Et de vos capitales
Jean-Sébastien Martien
Je regarde passer d’en haut
Les enfoirés, les forêts
Et les métros
Moi, c’est moineau
Toi, c’est piano pianissimo
Souvent ça décolle
Sur les bancs d’écoles
Un piano, un moineau
Vois, c’est drôle, on vole
On frôle les toits
Toi et moi
Nous, c’est en plein ciel
Deux mains, deux ailes
Qui se nouent
Un piano cerf-volant
Planant sur les villes
Un moineau survolant
Une île
Moineau c’est elle, la la la la la la la la
Volage et rebelle
Piaf de la citadelle
Piano c’est lui, la la la la la la la la
Chopin de Vitry
Titi du bel-canti
Titi du bel... du bel-canti x2
c’est dans un album hors série si on peut dire « Francilie » il y a une dizaine d’années
je crois qu’il chantait en duo avec Sylvie Péquicho (en tout cas à la création de ce spectacle, elle était en scène avec lui)
Je suis jalouse parce que j’ai cherché, mais je n’ai pas trouvé d’autres chansons avec des oiseaux et voila que norbert gabriel propose l’épervier. Dur parce que j’aurai dû y penser mais pas aussi dur que de citer une chanson des Enfants Terribles, que je ne connaissais pas (la chanson) parce que le groupe est absolument fantatisque, et cela fait des années que j’essaye de réentendre leurs chansons : quand mon arbre, chanson écologique avant l’heure, le poète et la rose, et bien sûr bonjour le petit jour, pour tous ceux qui se lèvent le matin du pied gauche ainsi que toutes les autres. Alors pour ne pas être en reste, je vais proposer Like a bird de Leonard Cohen. En anglais peut-être mais la musique est universelle, et chacun aspire à la liberté des oiseaux.
il y a un album Cd qui reprend tous les premiers albums manque le dernier qui était chez un autre producteur... et si vous les trouvez pas, je me ferai un plaisir de vous en faire une copie. Les titres que vous citez sont dans l’ensemble réédité
le bar du Perroquet vert est sur le dernier album, avec La Joshua (le bateau de Moitessier) celui là l’album n’a pas été réédité malgré mes protestations !!!
le CD premiers albums est disponible sur Amazon ou un truc du genre, moi je l’avais trouvé à la FNAC Paris, à sa sortie il a été épuisé plusieurs fois en quelques jours, maintenant, il est régulièrement référencé. ¨
Pour le dernier je pense qu’il ne sera pas réédité, mais il y a les bons vieux vinyles et les rééditions privées si je puis dire, là il y a un devoir de sauvegarde pour les introuvables. Je suis réfractaire au téléchargement illégal je veux dire gratuit, mais quand il y a des albums disparus, je fais intervenir « le devoir de sauvegarde » et d’échange, ou de partage, sans contrepartie évidemment, pour les Enfants Terribles, c’est un vrai bonheur de partager.
OK vous m’aviez prévenue, mais rien ne vous prépare totalement à cela. Je me demande si la version anglaise est aussi mauvaise. Et oui merci pour Delpech mais surtout pour Alouette de Gilles Dreu que j’avais oubliée.
Vous savez quoi ? Il me vient une idée (oui, je sais encore une...) : Si je crée un de ces jours le portail de la chanson française d’Agoravox, j’incluerai les liens donnés dans les commentaires en citant les pseudos des contributeurs. hein ? c’est-y pas une idée ça ?
Autre style, Flat Eric et son délirant Mr Oizo... Booom booom booom booom, ... quand la voiture passe les autres oiseaux se taisent ou tombent du nid. Rhââââ ces sales d’jeunes avec leur DJ...
Une chanson magnifique de Sardou totalement inconnue du grand public qui date de ses débuts dans les années 60 : « La colombe »... Je vous la conseille, c’est un bijou qui pourrait surprendre même les plus anti-Sardou de’entre vous !
comme a dit Didier Porte à Sardou, en direct, « vous êtes le chanteur qu’on a le plus aimer détester »... Et récemment, il y a eu un moment très marrant avec Fugain « le rouge » et Sardou « le facho » qui sont potes depuis assez longtemps, au début Fugain écrivait pour Sardou. Je vous parle d’un temps qui doit se situer vers 1966-37...
Bonjour Paul Cosquer, je viens vous dire un grand merci pour cet article, j’ai vue que vous avez mis Guy Thomas « Le juge et l’oiseau » !
Guy Thomas était mon ami, il était auteur compositeur, cela fera 20ans l’année prochaine que Guy est décédé ! J’ai fait deux sites sur lui je vous donne un lien : http://maria77.musicblog.fr il vous emmènera sur l’autre qui est beaucoup plus complet ! De voir Guy sur votre page m’a réchauffée le coeur ! Encore milles fois merci ! Une amie de la famille de Guy