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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > La Biélorussie, le plaisir de la découverte

La Biélorussie, le plaisir de la découverte

Souvent décriée comme étant la dernière dictature d’Europe par un remarquable procédé marketing concocté d’outre-atlantique et repris sans ciller par les instances Européennes, la Biélorussie est au contraire une terre verte et riante à la population paisible. L’on s’imagine à tort entrer dans un pays musée du soviétisme et l’on en ressort charmé à la fois par l’image d’un pays fort bien entretenu conciliant l’héritage du passé comme les promesses de l’avenir le tout au sein d’une population au contact chaleureux. Bienvenue dans un pays maltraité par les médias occidentaux mais regorgeant de richesses insoupçonnées.

La Biélorussie, pays des Russes blancs
 
Indépendante depuis le 25 août 1991 à la suite de l’effondrement de l’Union Soviétique, la Biélorussie a tenté à l’instar d’autres anciennes républiques de cet ensemble de trouver sa voie propre. Et partant de là, revisita son Histoire pour en tirer les figures et évènements historiques les plus marquants.
 
En premier lieu, le terme de Biélorussie, ou Russie Blanche, ne doit aucunement prêter à confusion : la pigmentation de cette population d’origine slave n’est guère moins prononcée sur cette terre qu’en d’autres pays limitrophes, le terme de blanche signifiant en réalité libre.
De quelle liberté s’agit-il ? Tout simplement de celle qui lui valut d’échapper aux dures conditions du joug tataro-mongol des principautés Russes ayant succombé à l’invasion de Batu Khan, le petit-fils de Genghis Khan, entre 1237 et 1241 [1].
 
Cette mise à l’écart des tourments de l’administration et répression Mongoles n’allait toutefois pas l’empêcher de passer sous l’emprise d’une puissance régionale en plein essor sous le grand Duc Mindaugas : la Lituanie. Destin qu’elle partagera jusqu’en 1773, date du premier partage du grand ensemble Polono-Lituanien (ou Rzeczpospolita) [2]. Dès lors, son existence fut placée sous la férule des Tsars successifs puis sous la botte Soviétique.
 
Toutes ces présences consécutives laissèrent à la Biélorussie une empreinte des plus singulières, la destinant à faire d’elle un pays au confluent des civilisations de l’Europe Orientale.
 
Normalisation avec l’Ouest, stabilisation à l’Est : la Biélorussie comme pont géopolitique
 
Si l’indépendance fut rapidement accompagnée par une attention des plus bienveillantes de la part des pays occidentaux, et notoirement lorsque Stanislaw Chouchkievitch fut élu comme Président, les relations en revanche se dégradèrent rapidement avec l’avènement d’Alexandre Loukachenko. Pourtant ce dernier avait été élu selon un programme très clair et bénéficia du rejet par la majorité de la population d’une "démocratisation" n’ayant apporté que corruption, désordre et paupérisation. Une fois installé à la magistrature suprême, Loukachenko prit les mesures ad hoc pour éviter à son pays le sort de sa voisine Russe, alors mise en coupe réglée par la cohorte d’experts occidentaux et autres oligarques au chevet d’un Eltsine impotent. Si les méthodes politiques du Président peuvent être contestables, son bilan économique et social lui est particulièrement favorable, expliquant une popularité durable.
 
Ce furent les Etats-Unis qui montrèrent comme souvent la voie aux Européens en stigmatisant cette ancienne république Soviétique de dernière dictature d’Europe par la voix de la pasionaria néo-cons Condoleezza Rice. Très suiveurs comme peu avisés, les hiérarques Européens (fort discrets sur les propres tares de leur régime, moins visibles bien que réelles) pointèrent du doigt la Biélorussie en lui interdisant toute tribune internationale, y compris au Conseil de l’Europe pendant que les Etats-Unis allaient bloquer l’ensemble des comptes de responsables politiques et de firmes Biélorusses. Tout en promulguant en 2004 le fameux Belarus Democracy Act, mesure destinée à prodiguer les moyens matériels et financiers nécessaires à toute organisation politique ou non-gouvernementale opposée au pouvoir en place.
 
Le résultat d’une telle politique étrangère ? Un resserrement du peuple Biélorusse autour de son responsable (surnommé batska, le chef du clan en langue biélorusse), au point de l’élire à deux nouvelles reprises, faisant de lui le plus ancien Président en poste continu au sein d’un Etat de l’ex-Union Soviétique, non sans provoquer le renforcement des liens entre Minsk et Moscou.
 
Jusqu’au jour où conscients que ni les pressions ni l’obstruction de toute visibilité du pays sur la scène internationale n’avaient les effets escomptés, les Occidentaux décidèrent de procéder autrement en levant progressivement les barrières [3], non sans une once de cynisme politique en tentant de détacher la Biélorussie de l’orbite de sa voisine Russe. L’on ne peut à ce sujet manquer de saluer tout le formidable talent d’équilibriste de Loukachenko qui sut tenir jusqu’alors son pays en dehors des affres de la libéralisation post-soviétique que connut la Russie tout en évitant son absorption par cette dernière [4], encore que le projet d’union Russie-Biélorussie demeure à l’ordre du jour et devrait déboucher dans un premier temps sur une monnaie unique. Pour l’heure, le pragmatisme est aux commandes et c’est l’union douanière Biélorussie – Russie – Kazakhstan qui est en phase de préparation à l’orée 2010.
 
La Biélorussie, terre d’humanistes, de poètes et de héros
 
En raison de son passé tiraillé entre Russie, Pologne et Lituanie, la Biélorussie offre un paysage culturel fort varié en ayant donné naissance à nombre de personnalités ayant marqué leur époque.
 
Citons par exemple le poète national Polonais Adam Mickewicz (1798 - 1855), né à Novogrudok (Nowogródek en Polonais) : personne ne s’étonnera dès lors qu’une statue orne la grand place de cette localité. Ou encore le héros Tadeusz Kosciuszko (1746 - 1817) natif de Mereczowszczyzna (actuellement Kossava) qui est considéré comme le Lafayette Polonais pour avoir combattu sur les deux continents avec une égale valeur.
 
Difficile aussi de passer sous silence Marc Chagall (1887 - 1985), l’artiste étant originaire de Vitebsk.
 
En dehors de ces grandes figures internationales cohabitent d’autres célébrités nationales, à commencer par le grand humaniste Frantsisk Skarina (1490 - 1551) qui fut le premier à traduire la Bible en langue vernaculaire, soit le Biélorusse, grâce à la première imprimerie installée par ses soins dans le pays (à l’époque, le Grand Duché de Lituanie).
 
Yanka Kupala (1882 - 1942) est un autre de ces remarquables écrivains Biélorusses dont la particularité, outre une prose talentueuse, était de savoir écrire le Polonais comme le Biélorusse.
 
Et pour finir concernant cette galerie, n’omettons pas l’Alexandre Dumas Biélorusse originaire d’Orsha, à savoir Uladzimir Karatkievitch (1930 - 1984).
 
Plus récemment, l’auteur-compositeur-interprète Alexandre Rybak [5], lui aussi d’origine Biélorusse bien que représentant la Norvège, sut charmer l’ensemble des spectateurs mélomanes du dernier Eurovision avec une composition aux sonorités très proches de son pays d’origine, lui permettant de faire exploser les compteurs en établissant un nouveau record de points engrangés.
 
Biélorussie 2009 : nature, architecture et culture
 
En cette contrée, le vert des forêts et le bleu des lacs sont des teintes omniprésentes. Quoi de plus naturel lorsque l’on sait que la dernière forêt primitive d’Europe, Belavezhskaya Pushcha, abritant les derniers bisons d’Europe se trouve en Biélorussie et est inscrite par l’UNESCO sur la liste de l’héritage mondial ? S’y ajoutent près de 4 000 lacs, dont le plus grand d’une superficie de 80 km², le lac Narach. Un tiers du pays restant la propriété des espaces sylvestres. Sans oublier bien sûr les fameux marais du Pripiet ou de Pinsk, cet immense espace fangeux est un écosystème à lui tout seul.
 
Pour les amoureux du gothique flamboyant, le château de Mir (début du XVIème siècle) offre une vision détonante en cette marche Russe, peu coutumière de ce type de construction propre au génie architectural de la fin du Moyen-Âge. Unique en son genre, l’édifice a été en grande partie restaurée et offre aux visiteurs une vision des plus flatteuses à leurs rétines.
 
Minsk quant à elle dévoile un ensemble urbain typique du style Stalinien (visible en quelques endroits de Moscou) avec des bâtiments aux façades empesées dans un registre néo-classique, le tout bordant de larges avenues. L’appréciation de cette unité architecturale est laissée au goût de chacun. Pour autant, la diversité des tons pastel des bâtiments et la présence de plusieurs espaces verts aménagés et fort sérieusement entretenus au centre ville empêche toute sensation d’étouffement par la grisaille. Il est indispensable de souligner que Minsk est une ville ayant énormément souffert des combats pendant la Seconde Guerre Mondiale puisque près de 90% de ses bâtiments ne furent plus que ruines au sortir de cette épreuve.
 
Dernier point, signalons l’érection de la bibliothèque nationale (ouverte au public en 2006) comme oeuvre contemporaine destinée non seulement à centraliser toutes les archives ayant trait à la culture Biélorusse, mais aussi à promouvoir les nouvelles technologies en son sein. Mention spéciale à son illumination en pleine nuit, lui donnant l’aspect d’un véritable arbre de noël. Est aussi offerte la possibilité d’observer le panorama de Minsk en se hissant à son sommet moyennant l’acquittement pécuniaire d’un droit d’accès.
 
Afin de conclure, n’oublions pas non plus ses habitants en saluant leur hospitalité comme leur serviabilité. La rudesse campagnarde elle-même ne se déparant pas d’une volonté de prodiguer l’aide nécessaire au visiteur de passage. De même que leur souci d’embellir le moindre village, où il demeure bien difficile d’y trouver des habitations en délabrement avancé, celles-ci arborant au contraire et le plus souvent d’omniprésentes compositions florales accolées à des extérieurs en bois chamarrés.
 
Les rues des principales villes du pays étant, elles, irradiées par la grâce féminine, créatures à la coquetterie rarement égalée en Occident dont les sourires charmeurs ne peuvent qu’ébranler le plus endurci des hommes. Les jeunes hommes quant à eux n’hésitant pas à faire acte de cette galanterie désormais désuette en nos contrées car outre les sempiternelles fleurs à destination de l’être adoré, ceux-ci tiennent à sceller leur union sentimentale par des cadenas aux tendres motifs gravés à leur surface pour être apposés sur les ferronneries des ponts et monuments symboliques parsemant la capitale.
 
Et si vous avez le tact suffisant pour être invité au sein d’une famille Biélorusse, ne manquez pas de goûter leur kvas local, boisson légèrement alcoolisée à base de pain noir fermenté, ainsi que leurs délicieux draniki, beignets de pomme de terre aux oignons.
 
Trop succinct article me reprocheront d’emblée ceux qui désireraient en connaître davantage, alors je ne peux que dès lors les encourager à le compléter par eux mêmes et découvrir ce faisant les innombrables richesses constellant ce pays qui ne mérite aucunement l’ostracisme dont il est encore victime par les médias. Le courage, l’abnégation et la curiosité seront les meilleurs ingrédients pour se rendre en cette terre qui vous rendra au centuple les efforts consentis préalablement. La Biélorussie vous attend...
 
Portail officiel de la Biélorussie sur Wikipédia
Site du tourisme officiel en langues Anglaise, Russe et Biélorusse
 
[1] Date à laquelle les hordes Mongoles infligeront à la chevalerie Polonaise assistée de contingents Germaniques et Francs une cuisante défaite à Legnica avant de défaire les forces Hongroises à la bataille de Mohi. La mort d’Ögödei, le Khan suprême, brisera l’élan de conquête des Mongols vers l’Europe qui reflueront sur la Volga en attendant l’élection d’un nouveau Khan.
[2] Union effective depuis le traité de Lublin en 1569 entre les deux pays.
[3] Le 7 mai 2009, l’Union Européenne a proposé un partenariat oriental à divers pays de l’ex-Union Soviétique, Biélorussie incluse, ce qui fut considéré comme un signal clair de normalisation des relations diplomatiques. Le 29 mai 2009, le Conseil de l’Europe a annoncé pour sa part accorder à la Biélorussie le statut d’invité spécial à l’Assemblée Parlementaire, rompant de la sorte sa politique d’exclusion systématique des officiels Biélorusses.
[4] Des frictions ne purent cependant être évitées, telles une crise du gaz pendant l’hiver 2006 et une crise du lait durant l’été 2009.
[5] Voir à ce sujet son entretien avec le magazine Premiere où le jeune prodige sait rester humble sans se départir d’un certain recul vis à vis de la célèbrité et de l’Eurovision.

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La Biélorussie, le plaisir de la découverte

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23 réactions à cet article    


  • LE CHAT LE CHAT 2 octobre 2009 09:51

    signe que le Bélarus va mieux , alors que les gens utilisaient des roubles en papier à peine digne de billets de monopoly , cette année le Bélarus vient de sortir enfin des pièces de monnaie suite à la réforme monétaire , le design étant toutefois toujours très soviètoïde ...


    • Talion Talion 2 octobre 2009 09:54

      L’auteur a oublié de parler de leurs champignons radioactifs...


      • Yannick Harrel Yannick Harrel 2 octobre 2009 15:18

        Bonjour,

        Pour plus de renseignements sur le sujet, veuillez vous référer à cet ouvrage : http://nsa09.casimages.com/img/2009/10/02/mini_091002032307665269.jpg

        Cordialement


      • Talion Talion 2 octobre 2009 18:27

        Je dois avouer que vous avez réussi à me donner un bon fou-rire !... Merci pour cette délicieuse petite touche d’humour  smiley


      • Freebird 2 octobre 2009 14:06

        Article sympathique mais cela n’enlève rien au fait que leur « Président » est un dictateur à la mode soviétique, un dinosaure. L’auteur laisse entendre que le pays et ses habitants est systématiquement « maltraité » dans les médias occidentaux mais c’est totalement faux ; c’est le malade qui leur sert de chef d’Etat qui y est maltraité. Les biélorusses, les occidentaux ont plutôt tendance à les plaindre de vivre dans une telle situation. Dommage que l’auteur s’abaisse à faire ce genre d’amalgames dignes des médias qu’il prétend dénoncer.


        • Yannick Harrel Yannick Harrel 2 octobre 2009 14:53

          Bonjour,

          Merci pour votre intervention.

          Le fait est que les raisons qui ont poussé les occidentaux à mettre la Biélorussie au ban des nations ont subitement disparu du jour au lendemain. Les mêmes qui la main sur le coeur refusaient de parlementer avec les tenanciers d’un régime qu’ils désignaient comme dictatorial en sont venus à tendre cette même main pour inviter la Biélorussie en leur cénacle ! Amusant de constater que l’on peut transiger avec des principes présentés antérieurement comme intransigeables...

          Pour le reste, je me fonde sur mon expérience de terrain et je puis vous affirmer que la Biélorussie est un pays bien tenu, bien géré et que la majorité de la population ne souhaite pas de révolution, des évolutions certes (et elles ont déjà franchi le seuil de la porte) mais pas le chaos politico-économique qui a ruiné la Russie et qui mine sempiternellement l’Ukraine, ses voisines. 

          Cordialement


        • Fergus Fergus 2 octobre 2009 16:07

          Bonjour, Yannick, et merci pour cette intéressante balade-découverte en Biélorussie.

          Merci également d’avoir utilisé le bon vieux nom français de Biélorussie de préférence à ce Belarus surgi lors de l’éclatement de l’URSS, un peu comme si on appelait la Belgique Belgium.

          Anecdotique :
          En ce qui concerne Tadeusz Kosciusko, notons que son frère fut un aïeul de Nathalie Kosciusko-Morizet.
          Et si le mont Kosciusko, qui culmine à plus de 2200 m d’altitude entre Melbourne et Sydney, porte ce nom, c’est, paraît-il en raison de sa ressemblance avec le héros de la Pologne.

          Cordiales salutations.


          • Fergus Fergus 2 octobre 2009 17:16

            Erratum : le mont Kosciusko ne ressemble pas au héros polonais mais à sa tombe. Pan sur la souris ! 


          • Yannick Harrel Yannick Harrel 2 octobre 2009 17:49

            Bonjour Fergus,

            Merci pour votre visite.

            Lorsque vous parlez de la tombe de Kosciusko, faites vous référence au tertre érigé de façon légèrement excentré à Cracovie / Kraków (une ville qui m’est très chère, au même titre que Saint-Pétersbourg) ?

            Cordialement


          • Fergus Fergus 2 octobre 2009 19:05

            Oui, Yannick. Le mont Kosciusko rappelle, parait-il la forme du tumulus Kosciusko à Cracovie. Du moins la forme qu’il pouvait avoir avant sa destructiion puis sa reconstructiion au début du 20e siècle. Ce serait un officier britannique d’origine polonaise qui aurait baptisé le mont du nom de Kosciusko.


          • Enola Gay Revival Enola Gay Revival 2 octobre 2009 19:07

            Older than kosciusko
            Darwin down to alice springs
            Dealers in the clearinghouse
            The settlements explode

            High up in the homelands
            Miners drive across the land
            Encounter no resistance
            When the people block the road

            Old than kosciusko
            Dry white seasons years ago
            Darkness over charleville
            The fires begin to glow

            No end to the hostility
            Now they wanna be somehwere else
            No stranger to brutality
            Now they’d like to be someone else

            Older than kosciusko
            Driven back to alice springs
            Endless storms and struggle
            Now the figes begin to rage

            High up in the homelands
            Celebration ’cross the land
            Builds up like a cyclone
            Now the fires begin to rage

            Call off the ultimatum
            No don’t turn away
            Call off the ultimatum until yesterday
            Call off the ultimatum, no don’t turn away
            Bind up the brokenhearted
            No don’t turn away

            Call off the ultimatum until yesterday


          • Hieronymus Hieronymus 2 octobre 2009 17:13

            Bonjour
            je partage effectivement de tres pres l’opinion de l’auteur sur ce pays meconnu
            certes Loukachenko est un dur mais sa republique est peut etre celle qui marche le mieux de toutes les anciennes republiques d’URSS
            encore recemment il etait de bon ton de taper dessus a bras raccourcis, sans doute parce que moins risque de s’en prendre a un petit pays comme celui-ci ou la Coree du nord que de s’en prendre a la Russie ou a la Chine
            effectivement le pays semble tres bien tenu, quasi prospere, en tout cas tout y est plus propre et plus ordonne qu’en Russie et les gens y sont polis et serviables

            @ l’auteur
            n’allez surtout pas dire partout a quel point les femmes bielorusses peuvent etre belles et aguichantes, vous risquez de provoquer une invasion d’occidentaux pardi !
            cordialement


            • Untel22 2 octobre 2009 22:36

              la relation que vous faites de la tradition des cadenas perdure également en Lituanie. On peut notamment en voir sur le pont d’entrée du quartier d’Uzupis - site de la république d’Uzupis créee le 1er Avril 2000


              • moebius 2 octobre 2009 23:41

                 Ha ! les charmes de le dictature....la proptreté, l’ordre, la famille, la patrie, le travail, l’Harmonie, l’égalité, la fraternité, la solidarité, la sérénité , la politesse , le respect... et certain qui prétente que la France de Sarkosy est une dicature molle ! Ha ! mais c’est que nous regretterions de ne pas avoir une de ces dictatures dure et pure ou tout baigne dans l’ harmonie tranquille d’une belle journée d’automne dans une petite ville de province loin de l’agitation du monde.


                • Arunah Arunah 3 octobre 2009 03:35

                  Merci pour cet article rafraîchissant, loin des lieux-communs habituels ! Certes le camarade Loukachenko n’est pas un enfant de choeur ( la répression de toute dissidence, même modérée est impitoyable ) mais le pays est bien tenu et tourne normalement. Ce qui a déclenché le lynchage médiatique de la Biélorussie, c’est une sombre histoire de terrains de chasse réquisitionnés par Loukachenko pour son usage personnel. Or ces terrains abritaient des datchas occupés par des diplomates tant Occidentaux que du bloc ex-soviétique. Ceux-ci ont vidé les lieux sans faire d’histoire. Mais les Occidntaux ont refusé et c’est à ce moment-là qu’on a décrété la Biélorussie infréquentable... De plus l’union avec la Russie préoccupait les chancelleries...

                  Lors de contacts professionnels avec des Biélorusses j’ai pu apprécier leurs bonnes manières, leur courtoisie et leur attitude rationnelle, très différente de celle des Russes. En fait, entre eux et nous, il n’y a pas de barrière culturelle : deux et deux font quatre, que le Parti en ait décidé autrement ou pas... Bien sûr, ils ne sont pas exotiques comme les Russes... Ils sont sérieux, travailleurs, fiables, organisés... C’est un plaisir de travailler avec eux ! De plus, ils sont beaucoup plus sophistiqués que les Russes et plus ouverts sur le monde, les premiers ordinateurs sont apparus à Minsk, pas à Moscou... Bref, ce sont des Occidentaux... ( une partie de la population semble avoir été influencée par l’Église catholique ce qui leur a donné accès à l’imprimerie plus tôt que les Russes et aussi à l’éducation par l’intermédiaire de Jésuites polonais. Rappelons que ce sont eux qui ont fondé l’Université de Kiev ( Ukraine ) au milieu du XVIIème siècle alors la première université russe a été fondée dans la deuxième moitié du XVIIIème... ( pour memo, Harvard dans les années 1630... ). On peut donc considérer que l’Orthodoxie a été un facteur d’arriération culturelle en comparaison avec les terres sous influence catholique... 
                  Mais, bien entendu, ce sont les Russes qui ont « réussi »...

                  Vous ne mentionnez pas la remarquable Svetlana Alexéivitch ? Elle a écrit sur tous les , sujets qui fâchent, Tchernobyl, le guerre en Afghanistan...

                  Pour résumer, il semblerait que les Biélorusses aient été moins abîmés par l’idéologie communiste que les Russes... 
                   

                   


                  • Internaute Internaute 4 octobre 2009 19:00

                    @l’auteur

                    Que pensez-vous de la réunification de la Biélorussie et de la Russie ? Cette politique est menée par les russes depuis le début des années Poutine et, pour ce que j’en ai lu sur RiaNovosti, tout le monde serait d’accord. Cette réunification a faillit se faire il y a quelques années mais Loukatchenko voulait être le président du nouvel ensemble. Pour l’instant ils avancent à petit pas. Par exemple ils viennent de signer un accord militaire avec les russes fusionnant leurs systèmes de DCA et de surveillance des frontières et vont faire une demande commune pour rentrer dans l’OMC avec le Kazakstan.

                    En tout cas, merci d’utiliser le nom français Biélorussie et non pas ce néologisme épouvantable de Belarus.


                    • Yannick Harrel Yannick Harrel 4 octobre 2009 20:24

                      Bonjour,

                      J’évoque il est vrai très succinctement la question dans la seconde partie de l’article.

                      Le futur commun de ces deux Etats se dessine en pointillé. Et demeure encore tributaire des aléas politiques de chaque partie, mais les Biélorusses ne sont pas opposés à ce rapprochement du moment que leur spécificité soit respecté et de leur côté les Russes considèrent la Biélorussie comme une petite soeur, et n’ont à ce titre aucune méfiance ou animosité particulière. En somme, et sauf révolution de couleur, à terme ces deux Etats pourraient former une seule et même entité. Cependant tout passe par des étapes pragmatiques, comme cette union douanière annoncée pour le 1er janvier 2010 ou encore ce rouble unique pour les deux pays.

                      Cordialement


                    • olargues 10 octobre 2009 14:25

                      Au début des années 90, j’ai fait une demande de visa pour visiter la Russie, l’Ukraine et la Biélorussie. Les deux premiers pays ont évidemment émis un visa. La Biélorussie a refusé. Je n’ai pas eu de visa pour aller en Biélorussie. Je ne sais pas pourquoi, ne saurais jamais, la seule chose que je sais c’est que la Biélorussie est une dictature, une vraie, une où tu n’as pas le droit d’exprimer tes opinions comme sur ce site. Parce que un site comme AgoraVox, hein, il est une utopie en pays biélorusse, n’oublions pas ce qui est vraiment important : la liberté, merci.


                      • sven 10 octobre 2009 15:00

                        Je ne sais pas quelles sont les circonstances qui ont conduit à vous refuser un visa pour la biélorussie. Je n’ai jamais eu ce problème, mais j’y allais pour mon travail. Peut-être est-ce la raison. Cependant, je crois qu’on ne peut pas juger un pays sur ce seul critère, sinon, la France, qui refuse des visas à tour de bras à des russes, ukrainiens ou biélorusses (j’en ai l’expérience constante), même invités par des français, n’occupe surement pas une position enviable dans votre classement. D’autres pays dits démocratiques, ne sont pas très accessibles, non plus, sauf à accepter de remplir des questionnaires concernant voe opinions politiques ou religieuses.


                      • sven 10 octobre 2009 15:20

                        Ah l’affreux Loukashenko qui a freiné l’installation du capitalisme sauvage en Biélorussie ! En tous cas, je n’ai pas vu en Biélorussie les situations de détresse que j’ai vues en Russie après la chute de l’URSS. Je me demande combien de personnes agées sont mortes de faim ou de froid à Moscou, au début des années 90. Quand on voyait les petits vieux vendre dans les stations de métro leurs derniers napperons brodés et quelques pauvers objets personnels, dans l’espoir de manger. Quand on voyait les mêmes en hiver se réfugier dans la chaleur des gares (moins 5 dans la gare) d’où ils étaient régulièrement chassés. Et ça, je ne l’ai que très peu vu raconter dans la presse occidentale, celle qui se complait à répercuter les anneries sur l’axe du mal (Minsk-Téhéran-Pyongyang etc...). Alors, quand je voyais l’ambassade de France à Minsk faire ouvertement campagne contre Loukashenko, désolé, mais je ne marchais pas.


                        • Alexandre Latsa Alexandre Latsa 10 octobre 2009 17:07

                          Du très grand HARREL, comme à l’accoutumée.


                          C’est vraiment en lisant tes articles que je remercie Agoravox !

                          Bravo Yannick et merci de nous donner une lecture dissonante ;) des sujets que tu traites !


                          • Alexandre Latsa Alexandre Latsa 10 octobre 2009 19:18

                            @ olargues


                            je pense que vous « mentez ».

                            • Alexandre Latsa Alexandre Latsa 10 octobre 2009 19:41

                              @ ARUNAH


                              Je reprend certaines de vos phrases en changeant « russe » par « autre chose » :

                              Vous dites :

                              «  de contacts professionnels avec des Biélorusses j’ai pu apprécier leurs bonnes manières, leur courtoisie et leur attitude rationnelle, très différente de celle des Russes ».

                              Je change UN mot :
                              « de contacts professionnels avec des Israéliens j’ai pu apprécier leurs bonnes manières, leur courtoisie et leur attitude rationnelle, très différente de celle des Palestiniens »

                              ***
                              « Bien sûr, ils ne sont pas exotiques comme les Russes... Ils sont sérieux, travailleurs, fiables, organisés... »

                              Je change UN mot :
                              « Bien sûr, ils ne sont pas exotiques comme les Palestiniens... Ils sont sérieux, travailleurs, fiables, organisés... »

                              ***

                              « De plus, ils sont beaucoup plus sophistiqués que les Russes et plus ouverts sur le monde, les premiers ordinateurs sont apparus à Minsk, pas à Moscou »

                              Je change UN mot :
                              « De plus, ils sont beaucoup plus sophistiqués que les Palestiniens et plus ouverts sur le monde, les premiers ordinateurs sont apparus à Tel Aviv, pas à Gaza »

                              etc etc etc

                              Cela s’appelle du RACISME.
                              -----------------------
                              Bous écrivez encore : 

                              « Bref, ce sont des Occidentaux... ( une partie de la population semble avoir été influencée par l’Église catholique ce qui leur a donné accès à l’imprimerie plus tôt que les Russes et aussi à l’éducation par l’intermédiaire de Jésuites polonais ». 

                              Ben voyons, les Biélorusses seraient des occidentaux et non les Russes ??

                              Vous écrivez encore : 
                              « On peut donc considérer que l’Orthodoxie a été un facteur d’arriération culturelle en comparaison avec les terres sous influence catholique... »

                              Ben voyons, comme l’Islam sans doute ? Et vous vous êtes catholique, protestant ou juif ?

                              Je vais vous dire, soit vous êtes soit un âne (et à ce moment pas la peine de discuter), soit vous faites l’âne (ce que je crois) et votre axe de pensée est axé sur une Russophobie totale. vous devriez aller vomir votre haine et vos âneries ailleurs ... Estimez vous heureux que vous ne soyiez pas poursuivi en justice pour propos discriminatoires ..

                              « Pour résumer, il semblerait que les Biélorusses aient été moins abîmés par l’idéologie communiste que les Russes »... 


                              Hi Han, Hi Han ...

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