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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > Pour découvrir les secrets et les mystères des jardins...

Pour découvrir les secrets et les mystères des jardins...

Une conférence consacrée aux secrets des jardins, voilà de quoi passionner tous les amoureux de la nature...

 

Dans un cadre champêtre, Pauline Tanon, auteur, metteur en scène, comédienne nous a fait découvrir un de ses ouvrages dédiés aux Secrets des jardins.

 

Elle évoque tour à tour ces lieux associés à des personnalités, des écrivains, des chanteurs, des scientifiques, des hommes et des femmes politiques.

 

Tout d'abord, elle nous révèle les mystères du jardin de William Christie en Vendée : ce chef d'orchestre, spécialiste de musique baroque a composé un jardin inspiré des jardins italiens et français du Grand siècle... On y voit se dérouler des broderies végétales étonnantes et somptueuses par leurs formes. 

 

Puis, Pauline Tanon nous raconte le rôle artistique des jardins, avec l'exemple de celui de Monet à Giverny : un jardin foisonnant, où se mêlent des fleurs sauvages à des variétés plus rares et plus recherchées, un jardin auquel le peintre a consacré beaucoup de temps et qui a inspiré tant d'oeuvres de sa création...

On songe au pont japonais, aux nymphéas, aux massifs, aux arceaux de fleurs, aux iris, aux roses, aux agapanthes, aux glycines.

 

Le jardin peut être, aussi, un lieu social et utile à la santé... ainsi, Michèle Obama a voulu, à travers le jardin de la Maison Blanche délivrer ce message : il faut bien manger et bouger. Le jardin acquiert, ainsi, un rôle thérapeutique. Ce lieu de convivialité se veut également solidaire, puisqu'il accueille des cultures indiennes, chinoises, du monde entier...

 

Le cas du chanteur de blues Joe Cooker est remarquable : son jardin du Colorado l'a sauvé de la drogue, il y a cultivé uniquement des tomates et cette activité l'a détourné de son addiction.

 

Soliman le magnifique a, quant à lui, créé 20 jardins à Constantinople, où il montra une forme de sensibilité surprenante qui contraste avec la violence des moeurs de son règne. Sa passion des jardins étonne, dans une société si cruelle.

Il appréciait des jardins d'agrément et d'apparat : tous les jours, Soliman visitait un de ses jardins, s'y recueillait, s'adonnait à la poésie...

 

Christian Dior passa son enfance dans une maison à Granville, avec un jardin au bord de la mer : il se passionna, plus tard, pour la culture du muguet, qui devint pour le couturier une plante fétiche, au parfum enivrant...On apprend, alors, que l'on ne peut extraire le parfum de cette fleur, qu'il faut le reconstituer chimiquement. 

 

Le botaniste Jussieu pratiqua une médecine philanthropique, grâce à la culture du quinquinna, en Amérique du sud.

 

Ainsi, l'ouvrage de Pauline Tanon met en évidence toutes sortes de fonctions des jardins : jardin vivrier, jardin d'agréments, jardin social.

 

Son livre nous fait voyager dans le temps et l'espace, il nous fait partager des passions, des bonheurs, évoque des destins humains souvent exceptionnels...

Le cadre dans lequel s'est déroulée cette conférence était, évidemment, un jardin : les jardins de la Fontaine, à Nîmes, à l'ombre des tilleuls, en fleurs, sous les douces senteurs printanières de ces arbres apaisants...

Ce fut l'occasion de redécouvrir tout l'art des jardins et des plantes, leur beauté, leur utilité, leur harmonie.

 

On pouvait percevoir tout un bonheur de nommer les plantes, d'en déceler les vertus, de déambuler dans une grande variété de jardins...

 

Le blog :

http://rosemar.over-blog.com/2016/06/pour-decouvrir-les-secrets-et-les-mysteres-des-jardins.html

 

http://www.franceculture.fr/emissions/ne-parle-pas-la-bouche-pleine/dans-les-jardins-des-grosses-legumes

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35 réactions à cet article    


  • Clark Kent Séraphin Lampion 15 mai 2021 15:39

    Dans les jardins de curés, il faut un peu d’eau pour biner, mais moi, j’ai placé ma serre entre les pins et je bine avec ma pelle. Des fois, je fouis en plein milieu des gesses pendant que ma copine fouille dans la menthe. Le problème, c’est que je manque de flouze pour mes parterres.


    • Ben Schott 15 mai 2021 16:18

      @Séraphin Lampion
       
      « Le problème, c’est que je manque de flouze pour mes parterres. »
       
      Et c’est ainsi qu’on se retrouve à agrandir le cercle de ses amis !...
       


    • Jean 15 mai 2021 16:24

      @Séraphin Lampion
      C’est cela le vrai jardin de curés


    • Clark Kent Séraphin Lampion 15 mai 2021 17:50

      @Jean

      Pour ne pas avoir de friche derrière l’église, il ne faut pas laisser les paroissiens sans curé dans le village !


    • phan 15 mai 2021 16:33
      <<Le botaniste Jussieu pratiqua une médecine philanthropique, grâce à la culture du quinquinna, en Amérique du sud.>>

      Les scientifiques ont synthétisé la chloroquine, utilisée depuis dans le traitement du paludisme à la place de la quinine pour sauver le quinquina de l’extinction.

      Jussieu en perdit son latin à l’extérieur :
      « Il faut dire que le malheureux de Jussieu restera trente-six ans en Amérique du Sud, avant de revenir à Paris ayant perdu la quasi-totalité de ses notes et collections. Il profitera de son long séjour pour continuer à herboriser (il aurait découvert la coca et le caoutchouc), mais aussi pour soigner gratuitement les Indiens de la variole et pour fonder un hôpital pour les mineurs du Potosi. Un grand homme trop méconnu. »
        Lire les 5 réponses ▼ (de Clark Kent, phan, troletbuse)

      • ETTORE ETTORE 15 mai 2021 22:32

        Bonsoir rosemar.

        Parfois il faut savoir regarder par delà le mur, pour y trouver « les jardins » !

        Paradis = paaritsia en Irakien, ce qui veut dire « de l’autre côté du mur » pour les jardins orientaux.

        On peut retrouver cet esprit de « jardin des âmes » ( cimetière) avec l’italien :

        campo santo, qui traduit en Francais donne Champ saint, ET phonétiquement :

        Champ CEINT !

        Vous voyez, rosemar, un jardin, même d’éden, est toujours limité en périphérie par un haut mur....

        C’est à vous de voir, si vous êtes à l’intérieur, ou si vous comptez y entrer, c’est juste une question d’état ....D’âme !

          Lire les 8 réponses ▼ (de rosemar, phan, Fergus, Samson)

        • Samson Samson 16 mai 2021 12:15

          Bonjour Rosemar,

          Pas loin de chez moi, à Nohant (36) - à 5 minutes de La Châtre - se trouve le château de Georges Sand, et surtout son jardin ou parc romantique. Si je plains bien le préposé à la buvette qui, à force de Chopin tout au long de la saison, est à mon humble avis mur pour y développer une allergie, le parc est particulièrement splendide et agréable à arpenter, Georges Sand manifestant déjà à l’aube du XIXème siècle une sensibilité écologique des plus pointues. A noter deux Ginkgo dans la cour du château, qui font partie des arbres remarquables de France.

          « Le jardin peut être, aussi, un lieu social et utile à la santé... (...) Le jardin acquiert, ainsi, un rôle thérapeutique. »

          Suite à un très sévère « burn-out » sur lequel je ne m’étendrai pas, j’ai descendu durant près de 10 ans une bien longue pente - chômage, divorce, profonde dépression, perte totale d’estime de moi, ... - au bout de laquelle, faute d’y mettre terme moi-même (ultime dignité que je ne réservais qu’au fond de mon désespoir !), ne me restait guère pour seule perspective qu’attendre patiemment la fin ! Totalement largué et physiquement pas mal ravagé, j’ai eu l’extraordinaire « chance » d’être - à 59 ans - orienté par un conseiller en insertion vers une formation d’un an au maraîchage bio et à l’horticulture.

          Et j’y ai croisé bien des gens - souvent bien plus jeunes mais tout aussi cassés et broyés par la violence, l’indifférence et l’inhumanité de cette société sans âme ! (non, il n’y a pas que les Ottomans pour être « cruels » !) - retrouvant par le biais de cette formation pourtant physiquement exigeante plaisir et goût à l’existence,

          ... et la grâce a été totale quand je me suis trouvé dans la foulée un jardin à aménager, cultiver, entretenir et soigner ! smiley

          Donc oui, je confirme votre propos : le travail de la terre et du jardin, le contact avec nos amies les plantes - tant celles qui nous cultivons pour nous nourrir ou pour embellir nos jardins que celles que nous avons la grâce de croiser au gré des chemins - est on ne peut plus « thérapeutique » et appaisant, qui permet au fil du cycle des saisons de nous réconcilier avec les profonds mystères de l’existence et de nos incarnations ici-bas ! smiley

          « Soliman le magnifique a, quant à lui, créé 20 jardins à Constantinople, où il montra une forme de sensibilité surprenante qui contraste avec la violence des moeurs de son règne. Sa passion des jardins étonne, dans une société si cruelle. »
          Si même notre très immature et narcissique petit Monarc ambitionne fièrement de « déconstruire notre histoire », quel est donc ce fort étrange biais de notre belle modernité et de sa Pensée Unique prétendant réduire à ses propres critères esthétiques et moraux toute l’histoire passée, ainsi que des civilisations et cultures qui n’en relèvent en rien ???
          Pauvre de nous et de nos intelligences si dans le totalitarisme des slogans de leur bien-pensance globalisante, le progressisme sociétal et sa « cancel culture » confondent « brutalité » et « cruauté », occultant ainsi que raffinement et cruauté n’ont strictement rien d’antithétiques, et que l’exercice même de la cruauté est d’autant plus redoutable qu’il est raffiné !!!

          PS : Je sais que ce n’est pas l’objet ici, mais concernant votre tribune « Le patriarcat tue encore, même en France... », j’ignore si vous lisez l’anglais, auquel cas voici le lien vers une tribune particulièrement pertinente de J. K. Rowling, géniale auteure de la saga de Harry Potter et féministe militante, justifiant et explicitant très intelligemment sa position sur la spécificité de l’identité féminine et de la revendication de ses droits, en réponse aux attaques particulièrement ordurières et répugnantes qu’elle a subi du fait de ses positions d’une frange militante et radicalisée de la communauté LGBTQI.

          Franchement, ce relativement long texte vaut l’effort de sa lecture et permet de bien situer ou nous en sommes - au moins dans la sphère anglo-saxonne, mais le reste de l’Occident devrait logiquement s’y trouver tôt ou tard entraîné - en matière de déconstruction et de perversion des repères les plus fondamentaux à l’élaboration de nos identités sexuelles et genrées.

          Portez-vous bien, en vous présentant mes cordiales et bien respectueuses salutations ! smiley

          Lire la suite ▼
            Lire les 5 réponses ▼ (de Mélusine ou la Robe de Saphir., Samson, rosemar)

          • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 16 mai 2021 12:52

            Pensons aux fameux jardins suspendus de BABYLONE. Et chacun de les imaginer. La porte D’ISHTAR gardée par un lion, un taureau, des dragons (un peu comme les animaux de l’apocalypse (le dragons étant alors l’aigle ou reptile ailé. https://www.google.com/search?q=porte+d%27ishtar+et+jardins+suspendus&tbm=isch&source=iu&ictx=1&fir=-4KYg8_PRmDrrM%252CjbfYnckQllULbM%252C_&vet=1&usg=AI4_-kS57hohzcBePnmosQCJN18WI54Mig&sa=X&ved=2ahUKEwiw0bWIg87wAhVVDmMBHXMiDb0Q9QF6BAgfEAE#imgrc=-4KYg8_PRmDrrM. Voici ce qu’en dit DANIEL(apocalypse) : 

            ’un des thèmes majeurs du livre de Daniel est celui de la puissance et de la grandeur. Dès le chapitre 2, la statue vue par le roi Nabuchodonosor est impressionnante. Elle décrit les empires qui se succèdent, forts et puissants, en même temps que fragiles. Une petite pierre suffira à les détruire tous. Nabuchodonosor, on le sait, ne se satisfait pas de cette succession annoncée des empires. Il s’attribue à lui seul le pouvoir et la force. Son règne ne passera jamais. Bien d’autres potentats après lui ont pensé et agi de la sorte.

            Dès le chapitre 6 du même livre, des animaux entrent en scène. Des lions tout d’abord, chargés de dévorer Daniel le prophète. Rien n’y fait. Ces animaux emblèmes de la puissante Babylone ont la gueule fermée par le messager divin. Au chapitre 7, les animaux prennent une autre allure : ce sont des monstres, « quatre bêtes énormes » (7,3), des êtres hybrides que personne n’a jamais vus auparavant. Le lion a des ailes d’aigle, des jambes et un cœur d’homme. Le deuxième animal est (comme) un ours dévorant. Le troisième est un léopard volant comme un oiseau, avec quatre têtes. Quant au quatrième animal, c’est une « bête terrible, effrayante et extraordinairement forte » (7,7), aux dents de fer, qui dévore et pulvérise tout sur son passage. Onze cornes, symbole de la puissance, viennent compléter sa description. Le chapitre 8 continue sur la même note. Certes, il n’y a plus que deux animaux, le bélier et le bouc, mais ils déploient tous deux une violence inouïe, l’un contre l’autre, jusqu’à ce que pousse une grande corne dont l’activité destructrice monte jusqu’au ciel.

            Lire la suite ▼

            • rosemar rosemar 16 mai 2021 18:42

              @Mélusine ou la Robe de Saphir.

              MERCI pour ces belles illustrations...


            • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 16 mai 2021 13:05

              Petite j’adorais mon jardin. jusqu’au jour ou une guêpe enfonça son dard dans mon pied. Retour aux sandales. Ou l’autre fois m’approchant de la mer, le pied se soulevant : trop focalisée sur l’horizon, je n’avais pas vu le crabe....Hier de lire un article sur tous les méfaits du miel qu’il fallait bien choisir. Evitez de la tartiner le matin sur le ventre vide....La nature ne doit pas être détruite, c’est certain. Mais maîtrisée. Quand on plante un arbre, penser dix ou quinze ans après : les racines sont plus fortes que les fondations. Les branches qui s’étendent chez les voisins, les feuilles d’automne qu’il faut balayer. Un plaisir qui peu vite devenir un esclavage..... 


              • rosemar rosemar 16 mai 2021 18:45

                @Mélusine ou la Robe de Saphir.

                MERCI pour ces jolies et utiles réflexions...


              • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 16 mai 2021 13:08

                C’est bien pourquoi les roses ont des épines...pour nous rappeler nous humains que la nature a deux versants. Ni bonne, ni mauvaise. ELLE EST...


                • troletbuse troletbuse 16 mai 2021 13:58

                  @Mélusine ou la Robe de Saphir.
                  La rose a des épines
                  Y’a une chanson qui le dit :  smiley
                  https://www.youtube.com/watch?v=Hi1PoPITPe0


                • amiaplacidus amiaplacidus 16 mai 2021 16:40

                  @troletbuse

                  Je vois que vous avez fait vos classes.


                • troletbuse troletbuse 16 mai 2021 18:28

                  @amiaplacidus
                  La fac avant.


                • ETTORE ETTORE 16 mai 2021 13:54

                  C’est bien pourquoi les roses ont des épines...pour nous rappeler nous humains que la nature a deux versants. Ni bonne, ni mauvaise. ELLE EST...

                  Tous les bons jardiniers en symbiose avec la nature, le savent, et prennent des gants. Afin d’en jouir par les narines, gardant leurs mains protégées, si toutefois ces miracles de la nature, doivent migrer vers un vase.

                  Et il en va autant avec les présomptueux de la vie, qui imaginent, cueillir tout ce qui est à portée de main, sans se soucier des conséquences et responsabilités futures.

                  Je crois que nous avons un bon exemple, de ce « pot start upifié », qui veut tout ramener à soi, les arrangements, quels qu’ils soient, les essences, quelles qu’elles soient.

                  On pourrait appeler cela « un pot pourri », et il y en a, que cela......contente,.


                  • Samson Samson 16 mai 2021 15:55

                    @ETTORE
                    "Tous les bons jardiniers en symbiose avec la nature, le savent, et prennent des gants. Afin d’en jouir par les narines, gardant leurs mains protégées, si toutefois ces miracles de la nature, doivent migrer vers un vase.« 

                    ... ou tout »simplement" pour tailler les formes arbustives ou grimpantes du rosier et magnifier ainsi leur floraison !

                    Oui, les gants sont impératifs pour l’opération ! smiley

                    PS : pour magnifier encore leur parfum, une technique consiste à enterrer à leur pied un demi-oignon au moment de la floraison ! smiley

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