• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > Un petit tour à l’expo de Shanghaï ?

Un petit tour à l’expo de Shanghaï ?

L’exposition universelle de Shanghaï ! On peut rêver, oui, mais qu’est-ce que cela donne à pied d’œuvre ? Le pavillon Français nous fait-il honneur ? Et pour créer tout de suite le suspense et vous donner envie d’aller plus loin : Oui, il y a dans cette expo un pavillon qui met une claque à tous les autres ! Lequel ?

Oui, je sais, la plupart des lecteurs avisés d’Agoravox doivent être allergiques à cette gabegie internationale, cette foire où des sommes monstrueuses ont été engagées alors qu’il aurait été tellement plus sage de concevoir des projets de renouveaux !

Quelle arnaque de montrer le visage de chaque pays, comme si on était au temps jadis, quand ces noms de pays, fleurs de notre terre, représentaient de réelles puissances et n’étaient pas, comme aujourd’hui, du simple bétail offert au vampirisme des mafias financières.

Mais bon...

Faisons comme si…

Je suis de passage à Shanghai avec mes enfants, un voyage free lance, tellement plus agréable qu’un voyage organisé, tellement plus agréable dans cette Chine aux Chinois tellement affables et souriants. Ils ne parlent pas anglais mais ils sourient universel. Partout. J’adore. (Un de mes amis à qui je faisais cette remarque m’a dit "Oui, ils ont tant été réduits en esclavage au cours de leur histoire qu’ils ont l’habitude de sourire à leurs maîtres…" (Bon. Il devait avoir mal au ventre ce matin là à force de manger n’importe quoi. Passons...)

Je suis donc à Shanghai et, faiblesse de l’esprit humain, le fait d’avoir de nombreux amis qui se pâment en me disant "Quoi ? Tu iras voir l’exposition universelle de Shanghai ! Quelle chance ! ", j’y crois soudain, je me sens excitée comme une puce à l’idée d’être au pied du temple de l’incommensurable union des Nations !

Et là catastrophe ! Alors que la presse se fait déjà l’écho du flop de cette expo, les Chinois ne courant pas pour la visiter, le bruit court, quand j’arrive, qu’il n’y a plus de places disponibles pour les quatre jours de mon séjour ! Rien de tel pour exciter le désir ! Heureusement qu’un de ces Chinois courtois et charmants, « autrefois réduits en esclavage », m’aborde dans le superbe parc de la Place du Peuple et me dit qu’il est très aisé d’avoir des places, qu’il suffit d’être à 8 heures à l’ouverture des caisses. Ce que nous faisons.

Le lendemain il nous suffit d’un quart d’heure de queue pour avoir nos places. Victoire ! Et nous courons vers les grilles de l’entrée au milieu de Chinois jacassants !

J’espère que je ne passerai pas pour raciste en disant que les Chinois sont jacassants. Ils ont en effet un organe vocal à côté duquel celui des Italiens, pourtant bien pourvus, fait figure de fifrelin. Entre eux, ils hurlent. Un homme qui monte dans sa voiture en vociférant : (c’est du moins ce que l’on devine au ton de sa voix) « Putain , pétasse, tu te pousses les miches sinon on va rater ce bordel de train ! » dit simplement en réalité « Peux-tu, chérie, vérifier si nous avons les billets ? »

Je comprends soudain pourquoi, en Chine ancienne, on amenait les soldats se battre bâillonnés. Simple précaution pour évier des maux de tête au général.

Soudain, une clameur attire mon attention sur la droite ! Ciel ! Je découvre une sorte de hangar sous lequel deux à trois mille Chinois non bâillonnés sont parqués. J’emploie ce mot à dessein. On se croirait aux abattoirs, meuglements y compris avec tout un circuit de barrières qui font couloir.

De quoi s’agit-il ? Mais d’attendre l’ouverture des portes, bien sûr, puisqu’elles n’ouvrent qu’à neuf heures ! Première attente d’une longue série. (Je signale à ceux qui voudraient faire fortune rapidement que vendre des petits pliants de toile à l’entrée de cette Expo doit permettre de gagner des millions de yuan en six mois. A bon entendeur, salut !)

A neuf heures pile, donc, les Chinois sont précis, une sorte de vague d’enthousiasme parcourt la foule. Les portes s‘ouvrent et je serais menteuse si je ne disais pas qu’à ce moment-là, portée par cet orgasme collectif, je ne me sens pas un peu au centre du monde, une happy few !

A l’entrée, trône, puissant mastodonte, le pavillon Chinois. Il a belle allure. Comme ce sont les Chinois qui jouent chez les Chinois, leur pavillon est le premier sur la route des visiteurs-envahisseurs. Mais pour le visiter, là est la ruse, il faut un autre billet (nous apprend un groupe de Français qui s’est fait berner une fois et qui vient de revenir à six heures du matin pour obtenir le fameux sésame.) Mais aussitôt un « charmant Chinois » me glisse à l’oreille que ce pavillon, impressionnant de l’extérieur, est sans grand intérêt à l’intérieur, comme ces grosses pommes brillantes, sans goût. Ce qui sera le défaut de bien des pavillons : celui, énorme bâtisse, de l’Australie, par exemple.

Je dois avouer que mes premières heures dans cette exposition sont archi-décevantes, pesantes, dolentes, rasantes.

Impression de zone commerciale. Des pavillons dont beaucoup sont des hangars améliorés. Aucune unité. Un Disneyland du tourisme.

Premier avatar qui nous prouve que l’on n’est pas sur Pandora mais sur Terra, il faut faire la queue pour entrer dans ces fameux pavillons. (Pensez aux pliants ! Fortune assurée !)

Au début, c’est facile, si on choisit le Pakistan, quatrième producteur d’oignons au monde. On tombe sur une agence de voyage avec des stands. Bon.

Mais tout de suite, la situation se corse. Quarante minutes pour le pavillon d’Israël ! Une heure trente pour le pavillon Japonais ! Et tout ça pour apprendre qu’ils ont des maisons de thé, des jardins zen et des robots qui jouent du violon ! Quelle révélation !

Ah Si ! Je suis injuste ! J’apprends tout de même quelque chose : figurez-vous que les Japonais qui anéantissent les thons rouges ont sauvé des ibis rouges (c’est le sujet d’un film imposé à tous). Comme quoi la couleur ne suffit pas à vous assurer un passeport de bonne santé ! (Le sushi à l’ibis doit être moins goûteux.)

A midi, je suis anéantie de chaleur, de banalités, de niaiseries, chacun y allant de sa rengaine prosélytique.

Je vais manger dans un Mac Do japonais, après avoir bu un coca vendu dans le pavillon népalais et je m’endors ou plutôt je m’abats sur un banc disposé là pour le pic-nic des pauvres.

Au réveil, un peu de fraîcheur. La suite va être plus agréable. Je signale deux charmants moments : une troupe de Maoris de nouvelle Zélande chante en faisant les gros yeux. C’est entraînant. La foule a enfin une distraction. Par ailleurs le pavillon Indonésien est vaste et beau, architecture superbe et naturelle qui propose un moment d’agrément.

Mais, nous n’allons pas partir sans voir le pavillon de la France.

 Sur le papier, ce quadrilatère mastoc n’est pas très engageant. Mais en vrai il est mieux, plus élégant. Surtout la nuit avec ses loupiotes genre « La lanterne à Versailles. » On se demande pourquoi au pied de notre pavillon des portraits en noir et blanc d’enfants chinois gribouillés à la mode d’un art contemporain style Goya du pauvre, ont été choisis. Quel est le symbole ? Mon gendre pense que c’est une manière de dire aux Chinois d’éviter la consanguinité. Je ne sais vraiment. Le mystère restera total.

C’est le soir. La queue coule comme un joli ruisseau. Il paraît aussi que ce pavillon a déçu et qu’il a, dès les premiers jours, moins de visiteurs.

Hélas ! Il a déçu et il décevra encore ! Pauvre de nous !

Quelle prétention, ce pavillon ! « Nous sommes Français, nous sommes Paris, inutile de nous fatiguer à créer de l’art, quelques vidéos à la papa feront l’affaire. » Telle est la politique. La direction artistique a été confiée à José Frèches, ce romancier à côté de qui Marc Levy fait figure de créateur. De qui José Frèches est-il l’ami ? Pardon José, je n’aime pas faire de la peine, mais tu vas faire de la peine à tant de gens pendant six mois !

Commençons la visite !

On entre dans un jardin à la Française mais mal proportionné, impression étouffante dans la nuit qui tombe. Dix gardes républicains jouent un morceau de Piaf devant dix spectateurs. (On regrette le « Haka » des Maoris !) Puis on entre dans le pavillon, pour tomber aussitôt, immédiatement, dès le premier pas, sur une Citroën qui doit coûter 600 000 euros, qui ne sera jamais achetée, avec nos sous, que par des potentats Africains ! Ainsi la France, au premier chef, au premier pas, c’est Citroën ! Je regrette d’avoir critiqué les Japonais et leur jardin zen ! Puis on descend une allée décorée de panneaux vidéo. Ce sont des films en noir et blanc à la Doisneau, ce photographe qui révolutionne la photo actuelle. Paris et ses pigeons, la Tout Eiffel, ses terrasses de café, mais aussi quelques vues de province, le tout filmé comme du temps des frères Lumière. On croit rêver. « Mais Paris est tellement Paris qu’il suffit de montrer Paris pour qu’on rêve de Paris, bien sûr !!! »

Le plus grand moment de la visite est pour moi la juxtaposition entre un long mur consacré à quelques chefs-d’œuvre impressionnistes et sur le mur qui suit, à angle droit, un seul nom « Louis Vuitton. » Je hais le luxe quand il est tarte. Ce n’est plus du luxe, c’est une faute de goût. Certes les Chinois préfèrent Vuitton à Renoir. C’est ce qu’on veut nous dire. Mais le message subliminal est tellement bas de gamme que j’en suis honteuse.

La France de Sarkozy. Pas une once d’inventivité. Du commerce, les enfants, du commerce, les premières places aux vendeurs !

Mais bon, je me calme car je suis venue dans une foire. C’est une foire. Tout le monde joue le jeu.

Tout le monde ? Non !

Un pays met une claque magistrale à tous les autres.

C’est le Royaume-Uni. Son pavillon en forme de hérisson fragile a déjà été maintes fois photographié. Il est beau. Très beau. C’est une œuvre d’art. Il s’appelle « cathédrale de graine ». On le découvre avec ses myriades de lances transparentes et quand on entre, incroyable, impossible, insensé : il n’y a RIEN. Tout simplement les racines de l’édifice qui sont les bases de ces lances, dressées vers la lumière, et qui portent chacune le dessin d’une graine. Non, nous ne verrons pas Elisabeth II et le prince Andrew, la bataille d’Hastings, Hamlet et Robin des Bois, Guiness, Rolls Royce et l’armada. Et pourtant ils avaient de quoi meubler nos amis britanniques ! Non. RIEN. Si ce n’est cette réalité : si nous ne préservons pas les graines qui sont notre vie, nous périrons. Voilà l’urgence. Voilà la vérité de notre temps. J’en ai les larmes aux yeux, tant je suis fière de nos amis britanniques qui ont refusé le concours du commerce pour foutre une claque à Monsanto, à cette exposition banale et plate, témoignage d’une époque qui vit sur le flanc en attendant de se réveiller.

Quelle belle œuvre ! Quel chef-d’oeuvre ! Quel humour ! Quelle insolence ! 

Je n’ai pas tout vu, bien sûr. Et de loin. L’Espagne, les Emirats, les Pays-Bas ont créé de belles architectures inventives.

Mais la Grande-Bretagne..

Oh ! La claque !

Merci, merci, nos voisins de faire exister l’Art à un tel niveau au milieu d’une telle cacophonie commerçante ! Quelle époque ! Avant, on n’avait pas de pétrole mais on avait des idées. Maintenant, ni l’un, ni l’autre… On a des produits et pas grand monde pour les acheter…Sauf les produits de luxe évidemment… Mais l’art offert à tous n’est-il pas le luxe absolu ?

Merci ! 

 

Moyenne des avis sur cet article :  3.75/5   (16 votes)




Réagissez à l'article

23 réactions à cet article    


  • frugeky 19 mai 2010 09:45

    Sympa ! C’est la première fois que je visite une expo universelle. Merci donc.
    Toutefois, arrivant en fin d’article, quelle déception de n’y point trouver une photo, voir un lien, qui pourrait illustrer ce qui vous a mis la larme à l’oeil...


    • Ariane Walter Paulownia 19 mai 2010 23:40

      Désolée de ne pas avoir mis de lien. Il faut aller sur You tube : pavillon de l’UK. Il y a un petit film. Il y a aussi ce commentaire qui m’a frappé de quelqu’un qui dit que ce pavillon est un chef d’œuvre pour tous les temps. Sincèrement, je le crois.


    • kabreras kabreras 20 mai 2010 07:56

      Mon avis la dessus, entre autre :
      http://lnk.sk/a98e


    • Ariane Walter Ariane Walter 23 mai 2010 11:10

      @ Kabreras,

      J’ai été ravie de découvrir votre site, très intéressant.
      Il est vrai que la comparaison entre les exigences des expos du passé et de celles d’aujourd’hui laisse rêveur.
      La Tour Eiffel a été créée pour une expo, on n’en est plus là !!!


    • amipb amipb 19 mai 2010 10:54

      Une précision, de... taille : tous les pavillons ont vu leur hauteur limitée à 20 mètres sauf évidemment le pavillon chinois, culminant au-dessus des autres à plus de 60 mètres.

      Arrogance, quand tu nous tiens.


      • Ariane Walter Paulownia 19 mai 2010 11:25

        Merci pour le détail, que j’ignorais. Il est vrai qu’il dépasse tous les autres. Qu’on doive aussi payer deux fois pour le voir, et lui seul, est aussi un signe de mégalomanie galopante ! Il frappe par sa puissance mais ne peut faire oublier que le grand art Chinois est un art de délicatesse, de mesure, de raffinement.
        Le premier nom de la Chine est « Huaxia » (du temps de la première dynastie.)
        Il signifie : « L’immensité des Fleurs et de la beauté. »
        Où est-elle notre terre de « l’Immensité et de la Beauté » ?


      • Il est leurre Il est leurre 19 mai 2010 15:18

        amibb et son incontinence antichinoise ne peut se retenir de lâcher son venin.

        Une preuve crédible de e votre affirmation, vos propos étant très loin d’être suffisants.

        Et la tour Eiffel, c’était quoi ?

        Et votre pot à lait Tibétain, il n’est pas également le plus haut de la ville ?

        Toujours aussi nul et obtus ce pauvre amipb.


      • Il est leurre Il est leurre 19 mai 2010 15:20

        A l’auteur,

        excellent article, amusant et plein de vie.

        Félicitations.

        Dommage que le propagandiste de service soit venu brûler son bâton d’encens ...


        • Rudolph 19 mai 2010 18:02

          J’aimerais également faire une remarque dans le sens de chanteclair sans faire preuve d’anglophobie primaire (c’est dur) : ça colle pas un peu avec leurs propagandes écolo-malthusiennes ce fameux pavillon britannique ? Ceci n’étant pas le sujet de l’article, je ne m’étends pas plus sur la question. Mais quelle tristesse pour moi que de voir comme quoi leur stratégie d’utilisation des bons sentiments est efficace au vu de la profonde émotion de l’auteur. Ils vont nous faire croire qu’il n’y a qu’eux qui aiment la planète ou qui veulent la protéger vraiment. Du vrai combat de rue politique où tous les coups sont permis pour dominer. Ils mettent vraiment les bouchées doubles au vu de leur pavillon. J’aimerais bien les voir se faire botter le cul dans leur pavillon même à l’instar d’un Copenhague, et ce a fortiori par les Chinois !


        • Ariane Walter Paulownia 19 mai 2010 23:17

          A Chantecler :
          Je me suis posé la question. je me suis dit : "comment se fait-il qu’un tel projet ait été accepté par nos pragmatiques voisins ? Comment le comité de décision a-t-il pu faire taire tous ceux qui voulaient présenter leur marchandise ?
          Mais peu importe. ce pavillon est une œuvre d’art.
          Non, les graines présentées ne sont pas des OGM Monsanto.
          Quant à nos nouveaux maîtres s’ils pouvainet être des artistes, je voudrais bien être leur esclave.


        • Ariane Walter Paulownia 19 mai 2010 23:21

          Cher Rudolph,
          Que vous dire...Je suis sensible à la beauté...Il y en avait si peu cet après-midi là...Et tout à coup cette apparition qui fait penser au monolithe de Kubrik...
          Les Anglais ont une stratégie ?
          ils ont surtout , en l’occurrence, des architectes de talent.
          Ils les ont laissé s"exprimer, ce qui est énorme.


        • homosapiens homosapiens 19 mai 2010 17:21

          Je reviens d’une semaine à l’expo de shanghai...et je ne suis pas entièrement d’accord.

          Il y a tant à dire que j’ai du mal à savoir par quoi commencer.

          1/ le pavillon chinois :
          il est grandiose, et son contenu n’est guère intéressant il est vrai, par contre, au rez de chaussé il y a tous les pavillons des provinces chinoises et là c’est nettement plus enrichissant. On y découvre une chine variée dans ses paysages, des diversités, des industries, de villes, des travaux, des projets gigantesque... Ok on peut zapper le coté écolo...ce que je retiens c’est surtout que tout ce qu’ils font est énorme, le moindre port, le moindre pont, une zone industrielle, des résidences...tout est démesuré. De mémoire nous connaissons tous quelques grandes villes chinoises...à l’issue de cette visite j’ai réalisé à quel point il y avait une quantité impressionnate d’autres grandes villes qui sont elles aussi à la pointe de ce qui se fait.

          2/ l’expo en générale, les pavillons, les chinois..
          J’ai eu sans le savoir la bonne idée d’inviter un parent agé à venir à l’expo. Bonne idée car cela nous a permis d’accéder directement à tous les pavillons sans faire la queue nulle part..seul le pavillon australien a refusé l’accés « rapide » à une personne de 78 ans...
          En chine il y a un profond respect pour les personnes agées, à l’expo et ailleurs.
          Du coup nous avons put faire au moins 50 pavillons...

          Certains sont décevant de clichés, celui sur le pacifique est pitoyable. Et oui certains pavillons sont des hangars à peine améliorer.
          D’autres sont remarquables.
          Le pavillon anglais est effectivement audacieux, créatif, amusant.
          Celui du luxembourg est horrible, celui du portugal aussi..
          Chapeau au pavillon espagnol dont l’aspect change complètement à la nuit tombée. Chapeau aussi au pavillon italien...


          Les chinois sont les principaux visiteurs. j’ai été étonné du trés trés faible nombre d’étrangers.
          Cette expo a été faite pour eux. C’est un moyen pour bon nombre de faire un vrai faux tour du monde. C’est mieux que rien et ca fera certainement un bilan carbone moins élevé..

          Certains sont effectivement bruyants...mais pas plus que n’importe quel population. Comme chez nous il suffit qu’un ou deux gus l’ouvrent un peu plus fort que les autres pour donner l’impression d’un vrai foutoir. Je dirais au contraire que vu la quantité de visiteur l’ambiance était plutot sereine...cela m’a marqué aussi dans shanghai.

          4/ le pavillon francais....est bien francais.
          en arrivant on voit effectivement ce magnifique prototype de citroen..pourquoi ? la france ne représente rien dans le domaine automobile. Toutes les rues de shanghai sont remplis de voiture allemande, américaine ou asiatique.
          On arrive à un escalator, à sa gauche une plaque avec le logo EDF, sans la moindre explication..certains pourront croire qu’edf fabrique des escalators..
          Au bout de l’escalator commence une visite pitoyable de cliché...et ici et là un logo Sanofi, vuiton...des scenetes de vieux films avec Jeanne moreau, quelques vues du port de marseille..même pas bien cadrées.. et les hotesses chinoises les plus dodues de toute l’expo (tous les autres pavillons disposaient de ravissantes hotesses chinoises, à moins que les hotesses francaises aient abusé du foie gras..)
          Bref, impression pas terrible sur l’évocation de la france. Pas un mot sur airbus, le tgv, Areva ou d’autres choses touristiques, industrielles ou poétiques..le pavillon italien étant à mon sens un vrai modèle de présentation.

          Coté construction : tous les pavillons du salon disposent d’une sorte de plan d’eau miroir...c’était prévu aussi pour le pavillon francais (il parait qu’on devait voir se refleter en son centre les jardins verticaux...bref cela aurait put effectivement être joli), or à la place il y a 2 jets d’eaux qui forment peniblement une flaque, pas d’effet miroir..ca transforme cette cour intérieur qui devrait refléter le reste en cour quelconque terne avec une canalisation pétée.
          C’est aussi le seul pavillon qui laisse troner un bel engin de levage dans sa cour..les autres ont la délicatesse d’enlever leur matos durant la visite.
          Et puis il y a cette horreur qui a été rajouté à la fin...une sorte de trampolin pour gosse sur lequel l’artiste a ajouter 4 cloches...il parait que cela a un sens...en tout cas c’est trés laid et cela ne s’accorde à rien.

          Le restau où j’ai eu le privilège de déjeuner : 50€/tete vin et café compris.
          1 mise en bouche correcte, des nems au foie gras, une grillade de boeuf, une creme brulée au thé vert (je déconseille, c’est trés laid, on dirait des épinards, et sans doute mal préparé car pas bon), le boeuf était de mauvaise qualité, les nems étaient correctes.
          C’était amusant de voir les chinois s’essayer à la manipulation du couteau, de la fourchette..
          On constate quand même que la france a une certaine tenue à table que les chinois n’ont pas
          .


          • Ariane Walter Paulownia 19 mai 2010 23:32

            Merci de toutes vos remarques. Il est vrai que je n’ai passé qu’une journée à l"expo. J’avais oublié la grue au milieu de la cour intérieure de notre pavillon ! Incroyable ! A moins que ce soit un symbole !! Il y avait aussi les tuyaux qui devaient dispenser des odeurs de pain frais, de macadam et qui ne marchaient pas !
            Il est exact que les touristes étrangers sont rares et que les Chinois sont le grand public de cette expo.
            Votre remarque sur le fait d’avoir échappé aux queues grâce à la présence d’un parent de 78 ans me donne une idée : Des chinois de 78 ans devraient se proposer à l’entrée de l’expo pour éviter à leur accompagnants de faire la queue !!! Un bon job pendant six mois !

            Au sujet de votre remarque sur la piètre tenue à table des Chinois avec des fourchettes, si vous me voyiez en train de manger du riz, des baguettes à la main !!!


          • Yohan Yohan 19 mai 2010 18:40

            Merci pour ce compte rendu très frais. SI je comprends bien, j’ai bien fait de ne pas venir.
            J’espère pouvoir me rendre un jour en Chine, voir la Chine et les chinois plutôt qu’une foire internationale boursouflée d’orgueil smiley


            • Ariane Walter Paulownia 19 mai 2010 23:35

              Merci de votre gentille remarque. je vous conseille en effet un voyage en Chine par vos propres moyens, sans voyage organisé. C’est très facile et c’est un pays dans lequel on se sent bien.Il y a un monde entre l’image qu’on se fait de la Chine et la réalité. Mais à chacun de la découvrir et de s’en faire une idée.


            • Internaute Internaute 20 mai 2010 09:14

              A vous lire on n’a pas envie de perdre une journée debout pour ne pas voir grand chose. Il faut dire que les expositions universelles n’ont plus de raison d’être à l’âge de la télé et d’internet. Tout ce qu’ils peuvent y mettre est déjà connu du public. Ceci dit, cela a dû être pour vous une excellente occasion d’aller en Chine et de voir quelque chose de différent.

              Je m’étonne que dans le pavillon français il n’y ait même pas un distributeur automatique de droits de l’homme ou une pile de T-Shirt avec Kouchner en couverture.


              • L'enfoiré L’enfoiré 23 mai 2010 17:10

                Ariane,
                 Merci pour cette entrée en matière.
                 Vous n’avez probablement pas été voir le pavillon de notre petite Belgique.
                 On le dit « ludique, sobre, énigmatique ».
                 Sobre dans le budget très certainement 14 millions.
                 Comme l’Europe y a participé, elle y a droit à un espace important.
                 Un « Belgian Beer café », le côté « bon vivant » présenté par la flânerie.
                 « Better cities, better life »
                 Alors, dès fois, que vous y êtes passée, cela correspond ?
                 


                • Ariane Walter Ariane Walter 24 mai 2010 00:38

                  Hé, non, désolée ! Je n’ai pas vu le pavillon de la Belgique !
                  Je l’ai même fui car j’adore la bière mais je suis intolérante au gluten !!!
                  C’eût été un trop grand supplice !


                • L'enfoiré L’enfoiré 24 mai 2010 09:13

                  Ariane,
                   Il parait que pour des raisons de rationalisation, une oeuvre artistique aurait été remplacée par une baraque à frites au devant du pavillon. smiley
                   Au sujet de Shanghai, j’écrivais « Shanghai, première » qui passe par l’histoire pour arriver à ce que vous y avez vu.
                   Vous y verrez des liens et des interprétations différentes d’autres touriste.
                   C’est pour cela que je vous lançais la question si vous aimeriez y habiter. smiley


                • TSS 23 mai 2010 20:41


                  petite remarque :les industriels exposants n’ayant pas voulu mettre au pot c’est le contribuable

                  français qui paiera la douloureuse... !!


                  • Ariane Walter Ariane Walter 23 mai 2010 21:57

                    "C’est le contribuable français qui paiera la douloureuse !
                    -Comme cela la France sera encore plus en déficit.
                    -Comme cela nous emprunterons aux banques qui nous prêterons de l’argent qu’elles n’ont pas et vivront de leurs intérêts.
                    -Comme cela nous serons ruinés et on nous mettra des A moins.
                    -Comme cela des spéculateurs parieront sur notre faillite et se feront de gros bénefs.

                    ils font comment le banksters ?
                    ils inventent de l’argent, non ?
                    Tant que les Etats n’auront pas compris que c’est ce qu’il faut faire en rétribuant le travail effectif, on nous fera croire que nous sommes pauvres alors que chaque peuple, chaque pays, représente une vraie fortune.

                    Mais je ne suis pas une économiste, il est vrai !!!
                    C’est tellement intelligent un économiste !


                  • L'enfoiré L’enfoiré 24 mai 2010 09:20

                    Ariane,
                     « C’est tellement intelligent un économiste ! »
                    Vous devriez aller lire mon article actuel. Il arrivera peut-être ici, mais en attendant. smiley


                  • L'enfoiré L’enfoiré 24 mai 2010 10:03

                    Non, c’est parti. L’économie en parodie. smiley

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès