Je vois que l’auteur ne prend pas la peine d’intervenir.
Juste une remarque, ce qui pour la religion est la morale, pour le philosophe ou l’athée se nomme éthique. La première est née de la révélation d’un homme généralement, disant avoir reçu des instructions, règles de vies d’une entité supérieure, divine. Dieu de préférence.
L’éthique nait de la réflexion humaine sur lui même et ses relations avec son environnement.
L’histoire enseigne que les deux se rencontrent, soit en fusionnant, soit en s’opposant et donc en se combattant.
Cela dit, le principe actif de l’éthique est fondé sur un absolu, contrairement à ce que vous dites, c’est celui de la réciprocité. Or, ce principe de réciprocité se retrouve lui même au coeur de la morale religieuse, cela parce qu’il est un absolu de la raison humaine, celui de l’équilibre, balance préféré ici par le terme de réciprocité.
Cette réciprocité n’interdit pas d’ailleurs la régression, mais la conditionne. En effet, la réciprocité exige que tous les membres d’une même communauté d’un même rang social, soient strictement traités de la même manière. Pour faire une distinction de traitement, donc qu’il n’y ait pas réciprocité de traitement, il faut que la personne n’appartienne pas au groupe considéré, mais différent. Traitement supérieur pour une catégorie supérieure, et traitement inférieur pour une catégorie inférieure. Cette différentiation de classe sauve le principe éthique de réciprocité en statuant qu’il y a des classes différentes. C’était l’éthique vue par l’antiquité.
L’éthique universaliste, moderne, considère qu’il n’y a pas de distinction de classes sociales, ethnique, raciste ou autre à faire, tous les humains sont non pas libre dans les faits (cela ne veut rien dire, car on naît totalement dépendant d’autrui, donc non libre) mais d’une même nature humaine. La réciprocité est donc basé sur la nature humaine seulement. ethique ayant pour but de favoriser la paix entre les peuples et les individus, quel que soit leurs différences physiques, spirituelles ou matérielles. Mais dès lors où tous les humains se reconnaissent d’une même nature humaine, alors, ils s’assurent tous des mêmes droits en raison du principe de réciprocité. Et du fait de l’universalité de l’éthique, ceux qui dirigent la rédaction de cette éthique, édictent les meilleurs droits pour s’assurer eux même.
Donc, contrairement à ce que vous affirmez, il existe un absolu irréductible, la réciprocité de traitement. En morale religieuse, cela s’appelle « oeil pour oeil, dent pour dent ». Mais là aussi, la réciprocité n’est pas parfaite selon que vous êtes un croyant, un mécréant ou croyant d’une autre religion. Donc, il n’y a pas de différence entre le principe absolu de la morale religieuse et le principe éthique philosophique. Ni dans la tentation de mettre en place des éthiques spécifiques suivant la position sociale. Aujourd’hui, cette distinction se fait par l’argent, moyen très commode pour dévoyer le principe éthique de réciprocité fondé sur la nature humaine seule. Mais on retrouve aussi les mêmes procédés fallacieux chez les religieux.
Ce qui est sûr, c’est qu’à partir de ce principe absolu de réciprocité, vous pouvez y mettre ce que vous voulez à l’intérieur !!!
En conclusion, la morale n’est pas mieux placé pour imposer des règles que l’éthique, cela parce que que ce soit l’une ou l’autre, ce sont toujours des humains qui sont à la fois juge et partie. La religion ne change pas ce fait là, car de ce que peut dire Dieu, il faut croire la personne qui vous raconte l’avoir entendu... Sans plus de preuve !
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