Attaque d’Idlib : des experts français décryptent les incohérences du rapport de Paris
l’expert militaire Jacques Hogard Président du Groupe EPEE (Experts Partenaires pour l’Entreprise à l’Étranger) et le spécialiste en toxicologie d’urgence Patrick Barriot analysent en détail le rapport sur la frappe chimique présumée dans la province syrienne d’Idlib, publié récemment par les services de renseignement français.
Patrick Barriot, ancien médecin militaire, estime qu’elles ne sont pas à cent pour cent fiables du point de vue scientifique :
« Les formules chimiques, cela ne veut rien dire. De l’isopropanol et du dichlorure de méthylphosphonyle, ils en ont tous dans la région. Cela sert à fabriquer des engrais, en plus. (…) En ce qui concerne les traces d’hexamine et d’isopropylméthyle phosphonate, ce sont des produits secondaires et stabilisants », relève l’ancien médecin.
Ainsi, tient-il à souligner, « tout ce qu’ils peuvent en conclure c’est que c’est le même procédé de synthèse, un procédé commun et utilisé partout, dans beaucoup de pays ».
M. Barriot indique également que la rapidité avec laquelle l’analyse a été effectuée donne lieu à des doutes justifiés :
« L’attaque à Khan Cheikhoun, c’était le 4 avril et le rapport est du 26 avril. C’est d’une rapidité ! Vous ne pouvez pas faire une enquête correcte et honnête dans des délais aussi brefs », conclut-il.
Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page
Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.
Agoravox utilise les technologies du logiciel libre : SPIP, Apache, Ubuntu, PHP, MySQL, CKEditor.
Site hébergé par la Fondation Agoravox
A propos / Contact / Mentions légales / Cookies et données personnelles / Charte de modération