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Marc Bruxman 9 janvier 2011 00:38

Ce qui est intéressant dans l’affaire wikileaks ce ne sont pas les révélations. Elles sont en effet vides. Mais ce qui agace le pouvoir c’est le principe, c’est de savoir qu’il n’a plus la mainmise sur la chaine médiatique. Jusqu’à présent c’était très simple : On distribuait des licences en nombre limité pour la télé, on mettait en place des organes de régulations. Pour la presse, on la donnait en pature aux syndicats du livre et de l’autre coté on comblait le trou à coup de fonds publics pour les journaux sages. Bref, tout était en apparence libre mais sous contrôle. 


Wikileaks fait la preuve par l’exemple que ce contrôle n’est plus totale en s’attaquant à un symbole : l’armée américaine. Et même si wikileaks ne révéle rien le symbole est plus important que ses conséquences directes. Le symbole c’est qu’un individu surgit de nulle part peut voler des documents importants à l’us army et aux ambassades américaines sans pour autant être financé par une puissance « étrangére ». 

Ceci est à rapprocher des déclarations diverses (dans le monde hightech) sur la « société de la transparence » censée justifier le passage de la vie privée au statut de truc obsolète. 

L’apparition d’internet comme nouveau média ne cesse de redessiner ce qui est possible. Ce faisant la nouvelle société entre en collision avec l’ancienne. Rien d’étonnant à cela. Et ce n’est que le début.




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