Salut Bernard29.
En réaction à votre assertion :
« Ce qui prouve que tous ces gens prennent les instituteurs pour des veaux incultes qui ne savent pas ce qu’ils font. Comme le dit Nadjad Belkacem, il faut les former. »,
permettez-moi de donner mon assentiment à la réalité consistant à considérer « les instituteurs comme des veaux incultes », eu égard au fait que c’est une réalité à laquelle j’assiste quotidiennement, étant moi-même membre de cette communauté de moutons.
En effet, mon âme s’écorche chaque jour, lors de mon passage dans cette salle des maîtres, haut lieu de la vacuité des discours de mes collègues, à telle enseigne que la réduction du temps de ma présence dans cet antre de l’ineptie est devenue pour moi un réflexe de salubrité personnelle, tant l’indigence culturelle conjuguée à une certaine myopie intellectuelle s’érigent en doxa encouragée même parfois par certains formateurs. D’aucuns, parmi ces derniers, poussent l’impudence à son paroxysme en s’hérissant devant celui ou celle qui aurait tendance à s’exprimer avec emphase ou à manier des concepts plus ou moins savants dans sa rhétorique.
Laissez-moi vous dire, pour finir, que la plupart de mes collègues, et c’est un euphémisme, pour ne pas dire tous, ignorent totalement l’univers conceptuel véhiculé par cette théorie dite de genre. Là n’est pas le plus grave, mais le plus inquiétant c’est que la simple évocation de ce genre de discussion dans cet antre de l’ineptie, qu’est la salle des maîtres, suffit amplement pour provoquer l’ennui dans l’esprit de ces hussards de la onzième heure. C’est des dernières promotions des supermarchés, de leur lieu de vacances, du dernier tube de Patrick Bruel, de l’élection de miss France… qu’ils veulent (je devrais dire « elles ») alimenter leurs discussions.
Cordialement.