@Hervé
Oui, donc pour vous l’expression « L’or achète tout mais l’épée prend tout » reste la règle essentielle à tout impérialisme qui s’impose. Hors ce qu’essaye de vous expliquer MaQ, c’est que la force militaire brut n’est pas une manière légitime afin de faire plier un pays et qu’il existe beaucoup de manière afin de soumettre un pays sans capture territoriale voir invasion militairement. Si vous basez votre thèse sur une période se limitant de la fin de la seconde guerre mondiale à aujourd’hui ou à un seul exemple qu’est l’impérialisme américain ou anciennement de l’URSS, effectivement vous limitez la définition de l’impérialisme et encore.
L’impérialisme doit être vu de plusieurs manières afin de bien comprendre de quel impérialisme on parle. Par exemple si je parle d’impérialisme financier et que je mets en avant une idée comme celui qui dit par exemple que le capitalisme est l’ennemi de l’impérialisme, c’est déjà à mon avis à moitié faux si on regard au travers de la Chine dans les exemples de MaQ mais reste à moitié vrai si on regard la manière dont les Etats-Unis ou l’Allemagne arrive à s’immiscer et à gérer l’économie des pays vassalisés comme la France via l’UE ou prochainement le Traité Transatlantique tout ça dans un but de contraindre et d’affaiblir économiquement un pays en utilisant tous les moyens politiques, économiques et juridiques. En fait, le capitalisme est l’ennemi de l’impérialisme à partir du moment où elle ne sert pas ses intérêts. Hors là on parle d’abord de justifier l’hégémonie d’un pays sur la moitié du globe voir l’existence même de cette idée hégémonique dans la tête d’un citoyen lambda. Ainsi l’impérialisme c’est bien beau mais encore faut-il le légitimé sans à avoir à le légitimé par la force militaire car quiconque emploi cette force verra toujours une force équivalente lui être opposée, lui résister et si on emploie cette force militaire dans le but de détruire toute résistance, il n’y a plus vraiment d’impérialisme mais du totalitarisme purement et simplement mais là aussi plusieurs outils son mise en place pour permettre un contrôle « indirect » sans forcément mettre en péril la pseudo-souveraineté d’un pays. Ce qu’il y a de différent, pour moi, entre l’impérialisme et le totalitarisme c’est que le premier domine le monde sous la contrainte consentie.
Mais dans bien des cas on peut aller jusqu’à considérer l’impérialisme comme un régime totalitaire et donc incompatible avec la démocratie sous un certain angle car on sait que la démocratie sert de vecteur à certaines idéologies impérialistes, les uns jugeant que l’idéal démocratique, dont ils se sentent être les dignes représentant, doit être exporté dans des pays jugés totalitaires et ce au moyen d’opération militaires voir de pseudo soulèvement populaire orchestrés. Mais l’histoire nous dit qu’il est rare que cela ait donné lieu à des démocraties dites stables car non légitime.
Donc de là à dire que l’impérialisme se justifie par une puissance militaire, je dirais non car il faudrait une sacrée puissance pour mettre à genoux la moitié de la planète mais l’impérialisme justifie le fait d’avoir une puissance militaire.
Sinon ce que j’ai oublié de dire dans mon premier post et que je remercie MaQ pour son article et ses commentaires pertinents.
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