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Hervé Hum 23 avril 2019 09:06
Hervé Hum

@maQiavel

L’ouvrier des mines du XIXème siècle est acheté et vendu comme esclave, car sa condition humaine est réduite à sa seule force de travail et n’avait pas d’existence autre qu’en dehors de celle ci. Car travailler 12 heures voir plus, 6 jours sur 7 sans conger ni sécurité de quoi que ce soit, c’est être traité comme un esclave et je me fous de votre juridique qui sert à masquer la réalité de la condition ouvrière du moment.

Nous ne raisonnons pas sur les mêmes bases, pour moi, c’est la réalité du traitement qui définit le mot, pas l’inverse, car cela permet toutes les manipulations des cogito et manifestement, vous aimez être manipulé par les mots.

Contrairement à ce que vous écrivez, je ne choisi pas la définition des mots, au contraire, j’en respecte strictement l’étymologie. Est esclave, celui qui est traité comme tel, quel que soit le statut juridique, qui n’a de rôle que de faire passer des vessies pour des lanternes.

Idem pour vos différences entre classe et ordre. Mais pire encore, l’ordre des esclaves, selon la définition de l’esclavage, n’a pas d’existence réelle, étant donnée que l’esclave dépend totalement de son maître. Pour prétendre qu’il soit un ordre, il faudrait qu’il lui soit reconnu des droits, or, toujours par définition, il ne peut pas en avoir. Idem pour l’ouvrier du XIXème siècle, ses droits étaient virtuels, car écrits par principe, mais non appliqué en réalité. Or, contrairement à vous, c’est la réalité et elle seule qui décide si un terme s’applique ou non et non l’inverse comme vous le croyez et qui vous rend si facilement manipulable, car vous ne pouvez pas le voir et en prendre conscience.

En toute société basé sur la propriété, le pauvre sert toujours le riche, c’est la condition absolue pour que le système tienne, sans cela, la notion de pauvre et riche n’a pas de sens, ni le principe de la propriété. Le pauvre peut au meilleur des cas avoir le pouvoir de négocier les conditions de sa soumission, (le cas que vous donnez, tout comme aujourd’hui), mais pas renverser l’ordre établie. Sur ce point, effectivement, on peut dire qu’il partageait la gouvernance. De même, cette participation à la gouvernance, est souvent le fait de conditions exceptionnelles, comme la menace extérieure nécessitant la cohésion sociale et donc, une négociation plus équilibré. C’est ce qu’un de vos commentaire reconnait, même si vous le niez, arguant qu’il pouvait y avoir d’autres solutions, mais qui nécessitaient toutes le soutiens de toutes les couches sociales pour défendre la cité. Donc, qui imposaient d’elle même la cohésion et donc, un compromis plus équilibré en faveur des pauvres, qui n’étant pas esclaves, étaient effectivement un ordre.

J’affirme donc que c’est vous qui voulez à toute force rester sur un biais cognitif, parce que reproduit et martelé depuis plusieurs millénaires par d’illustres philosophes, mais reprenant tous les mêmes biais cognitifs. Vous pouvez toujours continuer à nier que la nature humaine, la condition humaine n’est pas celle d’une machine ou d’un animal de labeur, mais y est contrainte par la force physique ET surtout, la manipulation mentale, le conditionnement du cogito. La lutte sociale consiste d’abord à se libérer de ces biais cognitifs faits pour soumettre les cogito et de le dénoncer pour en sortir. Mais, lorsque des gens affirment dénoncer ces biais, tout en s’appuyant sur la base logique qui le permet, ils ne peuvent que soutenir le biais et interdire toute émancipation de ceux qu’ils prétendent éveiller.

Votre manière de raisonner, consiste à dire que s’il est écrit épicerie, c’est qu’à l’intérieur, vous trouverez des articles d’épiceries et non un bordel, même si dedans il n’y a que des filles vous invitant à monter, vous persistez à leur demander où se trouve le sucre !



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