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Séraphin Lampion 3 mars 2020 18:37
Clark Kent

Erdogan et sa confrérie se marrent et jouent sur les contradictions au sein même de l’OTAN pour conforter leur position dans le monde musulman qui, à terme, devrait occuper une position démographique dominante si l’occident ne réussit pas à garder le contrôle des princes du pétrole gavés de dollars..

 Après le « printemps arabe » en Égypte, en Libye, en Syrie, au Bahreïn puis au Yémen, les régimes arabes ont compris le danger que représentait pour eux ce mouvement de contestation. Ils se sont retournés contre la chaîne télévisée Aljzeera et ont commencé à prendre distance vis-à-vis du Qatar.

Ils ont réprimé partout l’organisation transnationale des « frères ». Les Émirats Arabes Unis et l’Égypte ont décrété la Confrérie organisation terroriste. L’organisation tunisienne, qui redoutait également d’être interdite, a été contrainte de signer un pacte constitutionnel, renonçant à la charia, à l’inégalité des femmes et acceptant la liberté de conscience.

Après que le pouvoir égyptien ait emprisonné en juillet 2013 la direction mondiale des Frères, l’organisation est passée sous la tutelle de la Turquie et du Qatar, ce qui a provoqué une hostilité croissante des États arabes, en particulier avec l’embargo imposé au Qatar en 2017. Les « frères » ont intensifié leur contrôle sur la Turquie, notamment dans les mois qui ont suivi le coup d’État de 2016. Bloqués dans le monde arabe, les Frères musulmans se redéploient vers l’Europe avec le soutien du gouvernement turc.

L’affaire Jamal Khashoggi est un épisode « chaud » de ce feuilleton souvent ignoré par les occidentaux disposant d’une optique faussée par leur propre propagande.



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