A visage découvert... Brigitte et Emmanuel
Chacun sait que Brigitte et Emmanuel MACRON Professeure et Elève chez les jésuites sont ficelés à l’école privée catholique, et apparemment le Ministre BLANQUER l’est aussi.
Quand la décision de fixer l’obligation scolaire à partir de 3 ans au lieu de 6 ans a été annoncée par Blanquer, les 3-6 ans ne devenaient pas pour autant des élèves d’âge élémentaire, ils restaient des enfants de classe enfantine. La loi DEBRE de 1959 concernait les classes élémentaires (cours préparatoire, cours élémentaire, cours moyen). La dernière circulaire d’application de 2012 rappelait que les communes pouvaient ne pas financer les classes maternelles privées.
De très nombreuses communes ne les finançaient pas en effet, et pas des moindres… par exemple PARIS.
La loi Debré ne portant que sur les écoles élémentaires, il fallait un texte ayant force de loi Les organes de gestion des écoles privées sous contrat d’association le réclamaient. depuis longtemps.
D’où le décret n° 2019-1555 du 30 décembre 2019 relatif aux modalités d'attribution des ressources dues aux communes au titre de l'abaissement de l'âge de l'instruction obligatoire
L'article R. 442-44 du code de l'éducation est remplacé par les dispositions suivantes :
« Art. R. 442-44.-En ce qui concerne les classes élémentaires et préélémentaires, les communes de résidence sont tenues de prendre en charge, pour les élèves domiciliés sur leur territoire et dans les mêmes conditions que pour les classes correspondantes de l'enseignement public, les dépenses de fonctionnement des classes sous contrat, sous réserve des charges afférentes aux personnels enseignants rémunérés directement par l'Etat.
« La commune siège de l'établissement peut donner son accord à la prise en charge des dépenses de fonctionnement correspondant à la scolarisation d'enfants de moins de trois ans dans des classes maternelles sous contrat. Dans ce cas, elle est tenue de prendre en charge, pour les élèves domiciliés dans la commune et dans les mêmes conditions que pour les enfants de moins de trois ans scolarisés dans des classes maternelles publiques, les dépenses de fonctionnement de ces classes, sous réserve des charges afférentes aux personnels enseignants rémunérés directement par l'Etat. Pour les élèves de moins de trois ans non domiciliés dans la commune siège de l'établissement, leurs communes de résidence peuvent également participer, par convention, aux dépenses de fonctionnement de ces classes, sous réserve des dispositions de l'article R. 442-47. »
Ce décret n’a évidemment pas été soumis au Parlement. Un oukase. Démocratie ?
Les familles qui choisissent l’école privée sont les plus riches, les élèves boursiers se trouvent essentiellement à l’école publique. L’école privée qui n’est pas un service public choisit ses élèves à l’école élémentaire comme au collège ou au lycée, et si elle les exclut, l’enseignement public est obligé de les scolariser. Il n’est pas difficile dès lors d’afficher des taux de réussite meilleurs que dans le service public.
L’école privée représente donc moins une communauté religieuse qu’une communauté plus aisée..
A Mulhouse le 18 février 2020, Macron s’en est pris au communautarisme musulman, qu’il appelle séparatisme du fait que la règle religieuse prime pour les adeptes sur la loi républicaine.
Il y aurait donc un mauvais séparatisme…celui des musulmans.
« Le séparatisme islamiste est incompatible avec la liberté et l'égalité, incompatible avec l'indivisibilité de
Mais « il ne s'agit pas de stigmatiser quelque religion. Et ce que nous avons à faire n'est pas, comme je l'ai parfois entendu chez certains, un plan contre l'islam. Ce serait une faute profonde », a-t-il ajouté
On reste dans le flou ! Et on y restera longtemps. « Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement, et les mots pour le dire arrivent aisément » (Nicolas Boileau- Despréau, L’art poétique,1674)….mais ce qui se conçoit mal s’énonce obscurément n’est-ce pas ?
On ne peut certes pas reprocher à Macron d’avoir oublié ce qu’est la laïcité, Brigitte et lui ne sont pas dans ce bain là.
Quoi qu’il en soit le décret n° 2019-1555 du 30 décembre 2019 apporte de nouveaux fonds publics à un « séparatisme » correspondant aux intérêts privés du couple présidentiel. Le contribuable paiera.
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